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Les pâtes et raviolis |
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Loïc
Meunier mardi 22 mai 2001 14:11
Les ateliers de transformation de pâtes aux oeufs
sont ils soumis à des exigences spéciales lorsqu'ils disposent
d'une casserie d'oeufs ; ces dispositions sont elles dépendantes
du volume produit ou d'oeuf cassé ?
Merci pour vos éclaircissements.
-------------------------
Loïc MEUNIER
lmeunier@nutrinov.com
NUTRINOV
tel +33(0)2.99.14.70.50 - fax +33(0)2.99.14.70.51
Gilles
TIXIER jeudi 24 mai 2001 21:35
Sans répondre à la question de Loïc MEUNIER, j'en
profite pour poser un problème que j'ai rencontré concernant
des raviolis ,
mais transposable peut-être aux pâtes fraiches.
Pour empêcher que les raviolis ne se collent entre eux, on
les saupoudre de farine de riz. et cette farine contenant des
coliformes fécaux (inévitablement ?) les résultats d'analyses
bactérion reviennent négatifs !
Mes questions :
dans quelles catégories de produits devraient
se classer les raviolis (contenant des produits d'origine animale
(fromage ou viande)) ?
comment prend-on en compte que ces produits ne
sont consommés que fortement cuits alors qu'ils sont analysés
crus ?
Merci pour vos lumières
Cordialement
Philippe Sommer lundi 28 mai 2001 09:09
Pour ma part, les résultats concernant des raviolis
pourraient etre interprétés selon l'arreté du 21.12.79 sur les
plats cuisinés, contenant du fromage.
ATTENTION, l'Arrêté du 21/12/79 a été
abrogé par l'Arrêté du 3 avril 2006
Par ailleurs, l'ensemble des produits sont tjs analysés crus
au sens de la législation; bien que peu de gens mangent du
tartare de viande ;-). En effet, on ne peut pas à mon avis
présager du niveau de cuisson que le consommateur va appliquer
au produit, sans en plus tenir d'éventuelles contaminations
croisées entre produit destinés à etre cuit et produit cru.
Gilles
TIXIER mercredi 6 juin 2001
21:42
Bien
compris qu'il ne peut être admissible que les raviolis frais et
crus contiennent plus de bactéries indésirable que les
critères
réglementaires.
Mais , suite à ce message, j'ai eu la confirmation qu'il est
difficile voire impossible, de l'avis de professionnels sérieux,
de s'approvisionner en farines exemptes de coliformes fécaux
(et peut-être d'autres bactéries indésirables que l'on ne
recherche pas)
Cette présence de coliformes fécaux (de 10 à 100 fois la
limite tolérée), confirmée par de nombreuses analyses de
farines issues de fournisseurs différents, concerne :
la farine de riz, qui en saupoudrage, évite le
collage des raviolis frais mais compte tenu mais compte tenu de
mode de culture du riz, on ne pas s'étonner de la présence de
ce type de bactéries.
La farine de blé tendre ou dur , entrant dans
la composition de la pâte.
et là c'est plus étonnant. La contamination pourrait
provenir des transports et des stockages, et si c'est le cas
évitable par la mise en oeuvre de mesures élémentaires d'hygiène.
Mes questions :
avez-vous constaté ce problème de
contamination des farines ?
comment y remédier ? ou sinon soulever le
problème s'il s'avère répandu ?
connaissez-vous des procédés et/ou des
fournisseurs de farines garantissant un taux microbien acceptable
?
Merci
Gilles
TIXIER jeudi 7 juin 2001 15:37
J'ai
eu des précisions de la part du fabricant qui a soulevé ce
problème de contamination des farines par des coliformes.
En fait, contrairement à ce que j'ai écrit dans le message
précédent, lorsque la norme est dépassé, il s'agit le plus
souvent de coliformes totaux (10 fois et plus la limite mini) .
Mais ceci n'exclut pas des dépassements avec les Coli
fécaux (2 à 10 fois la limite mini).
De plus ces contamination des matières premières
apparaissent de manière aléatoire, indépendamment du Moulin d'origine.
On m'a dit qu'une détection de coli fécaux correspondait à
une contamination récente dans le temps (faible durée de vie
hors de leur milieu d'origine).
Vous confirmez ?
J'attend une analyse synthétique de l'ensemble des
résultats des dénombrements bactériens, selon les type de
produits et matières premières.
Nous y verrons peut-être plus clair à ce moment-là.
Philippe
Sommer jeudi 7 juin 2001 19:20
le pb des farines est assez compliqué dans la mesure où
je ne connais pas de critères réglementaires les concernant (vous
paraissez cependant en connaitre et je serais bien content si
vous pouviez me les transmettre, pour avoir cherché plusieurs
fois des textes officiels) .
De plus mon expérience sur ce
produits est tres faible, mais je suis etonné que sur un produit
sec comme celui ci, une contamination "naturelle" en
coli fécaux soit aussi elevée.
Loïc
Meunier vendredi 8 juin 2001 09:04
un référentiel technique de pâtes "régionales"
reprend des critères physico et microbio de semoule de blé dure
de qualité supérieure ; il y est indiqué qu'il n'existe pas de
réglementation spécifique en termes de caractéristiques µbio,
mais le réf tech en précise : Abs salmonella/25g, Staph aureus<
1/g, FAM < 300 000/g, E. coli < 10/g, Lev < 1000/g, Mois
< 1000/g, Colif Totaux < 1000/g, ASR < 30/g
Pour le PF, les critères du ref tech sont
Abs salmonella/25g, Staph aureus< 1000/g, FAM < 300 000/g,
Colif fécaux <
10/g, Colif Totaux < 1000/g, ASR < 30/g
DFromentier
vendredi 8 juin 2001 09:13
Pourriez-vous nous indiquer où se procurer ce
référentiel technique?
Valerie
Larra jeudi 21 mars 2002 14:28
j'ai une question sur la recherche car en fonction des
sources (DGAL, Arr 30/03/1994, arr mars1995, Lamy Dehove)
je ne sais plus les valeurs réglementaires prendre pour les
pâtes persillées traitée thermiquement et pour les pâtes
dures au lait cru
abs dans 1g ou abs dans 25g?
merci pour votre aide
si quelqu'un avait le fac similé des annexes des
réglementations ce serait bien
Cécile
KUEHN jeudi 21 mars 2002 14:25
Comme je l'ai sous les yeux, je peux répondre assez vite.
Dans l'arrêté du 30 mars 1994 (J.O) relatif aux critères
microbiologiques auxquels doivent satisfaire les laits de
consommation et les produits à base
de lait lors de la mise sur le marché (et s'il n'y a pas eu d'actualisation
de cet arrêté), pour la listeria, c'est absence dans 25grammes
et pour la
salmonella, c'est absence dans 1gramme. Ceci pour le cas des
fromages à pâte persillée au lait cru et au lait thermisé.
Cécile
KUEHN jeudi 21 mars 2002 14:26
Ah, ce sont les annexes A et B...j'oubliais!
Laurent
Piquery mercredi 7 août 2002 00:14
Depuis quelques semaines, nous sommes confrontés à un
problème de dégagement d'eau dans les lasagnes que nous
fabriquons. A demi DLC, on remarque de fortes quantités d'eau
dans les barquettes. De plus les constituants (Lasagne au Saumon)
semblent subir des dégradations.
Je doute qu'il puisse s'agir d'uine contamination bactérienne
étant donné que la bolognaise utilisée est chauffée à plus
de 75 degrés Celcius.
Quelqu'un a-t-il déjà rencontré ce type de problème ? Merci
de vos réponses et de vos propositions.
ZIMMERMANN
JULIEN mercredi 8 août 2001 11:10
REPONSE A LA QUESTION DE MR LAURENT PIQUERY
La dégradation de la matière se fait généralement par voie
enzymatique, par la chaleur, par des pH extrêmes ou par des
produits chimiques.
Je pense que par élimination de cette liste, la voie enzymatique
est la plus probable dans votre cas. Ces enzymes sont apportées
le plus souvent par les
micro-organismes comme les bactéries.
Par conséquent si une dégradation de l'aliment existe, elle est
pour moi la conséquence d'une prolifération bactérienne.
Il est à savoir également que le chauffage à 75°C d'un
aliment contenant une flore bactériologique normale ne permet
pas de réduire totalement la
population bactérienne de l'aliment en particulier l'espèce
bactérienne : Clostridium perfringens thermoresistante
rencontré très souvent dans
l'industrie alimentaire qui donne un mauvais goût à l'aliment
et qui diminue sa durée de conservation.
Je vous conseille de réaliser un contrôle bactériologique
complet ainsi qu'une recherche et un dénombrement des
Clostridium sulfito-réducteurs sur
milieu T.S.N. (Trypcase, Sulfite, Néomycine réf. chez
BIOMERIEUX : 51048) sur votre aliment.
En espérant avoir un avis sur mon conseil,
Paul
Becquart vendredi 9 août 2002 14:42
La température ou le temps de cuisson ne sont peut-être pas
suffisants. Le couple temps / température est indispensable à
déterminer. Les bactéries et
surtout les virus ont la capacité de s'agréger à l'aliment
augmentant ainsi leur résistance à l'environnement
particulièrement à la température pour un
même temps de cuisson.
Pour exemple, quand j'étais encore chercheur nous avions
déterminé que des virus, habituellement détruit à 56°C
pendant 20 mn dans de l'eau
physiologique (NaCl 9 pour 1000), résistaient parfaitement à 80
°C pendant 10 minutes dans une matière sucrée et fruitée (température
de préparation du
produit fini). Des bactéries dont j'ai oublié le nom (je suis
virologiste) résistaient à 70 °C 10 minutes minimum.....
Autre exemple, les calicivirus (virus de gastro-entérite) très
souvent présents dans les coquillages résistent parfaitement
aux températures
(ébullition) et temps de cuissonde préparation des moules (quelques
minutes). Ifremer a ainsi mis en évidence qu'il restait dans des
moules
(artificiellement) contaminées plus de 40 % de particules
virales INFECTIEUSES. Or ce virus ne résiste pas en condition de
labo à 56°C 30 mn.
Il faut donc se méfier des couples temps / température donnés
par la littérature car ceux-ci sont presque toujours donnés en
condition de labo
(eau physiologique ou milieu de survie) jamais en condition de
production (additionné de matières finies ou semi-finies).
Le conseil donné par Julien Zimmermann est donc très judicieux.
D'autre part il faut savoir que l'ADRIANOR s'est
spécialisée dans des études de dégradation alimentaire. Il
ont notamment centré leurs études sur
la ranceur (processus enzymatique et chimiques) mais ils ont
probablement la réponse à votre problème. ADRIANOR, Mme
Christine Chenet, Dr ingénieur,
responsable méthodes, Tel 03 21 24 81 03. mail chéné.adrianor@wanadoo.fr
Marie
Markey jeudi 20 novembre 2003 11:36
Au niveau français la dénomination "pâte alimentaire
aux oeufs " s'applique aux pâtes contenant au minimum
140 g d'oeuf par kg de semoule. Cette norme s'applique -t-elle
aux pays de la communauté européenne. Si non, existe-t-il une
norme européenne et quel est son contenu.
Nicole
Coutrelis jeudi 20 novembre 2003 11:52
A ma connaissance, il n'y a pas de norme européenne sur les
pâtes. Deux principes s'appliquent donc au plan européen :
- les règles générales en matière d'étiquetage : si "aux
oeufs" est dans la dénomination de vente, il faut indiquer
aussi le pourcentage d'oeufs dans le produit
- la libre circulation des marchandises : à mon avis, rien ne
devrait s'opposer à la circulation de produits importés d'autres
Etats membres où ils sont autorisés et dont la quantité d'oeufs
est inférierue à la norme française, si le produit est
correctement étiqueté comme indiqué précédemment. Il me
paraît même possible de soutenir qu'à partir du moment où le
produit est étiqueté conformément à la directive
communautaire "étiquetage", il devrait être aussi
autorisé pour un produit vendu en France.
Nicole COUTRELIS
Avocat à la Cour
55 avenue Marceau - 75116 PARIS
Tel : 01 53 57 47 95
Fax : 01 53 57 47 97
IMPORTANT : Ce qui précède ne constitue par une consultation
juridique et n'engage pas la responsabilité du Cabinet
Anne FAROUK mercredi 18 février 2004 11:45
J'aimerais savoir dans quelle mesure on peut retrouver des
insectes dans des paquets de pâtes alimentaires sèches.
Existe-t-il des insectes (des céréales) capables de percer les
films ?
Est-ce que cela peut venir d'une contamination initiale (oufs ou
larves invisibles qui se développent quand les conditions de
températures et d'humidités sont idéales) ? Et dans ce dernier
cas, comment se prémunir de cette contamination ? Le traitement
subit par les pâtes durant leur production ne suffit-il pas pour
détruire ce genre de présence ?
Y a t-il systématiquement des larves qui attendent de se
développer dans les pâtes alimentaires ?
En tout cas, un de mes fournisseurs prétend que tout est normal
alors je voudrais en être sûre !
Hocine HADJ-NACEUR mercredi 18 février 2004 12:03
il existe certains insectes dite "insectes des denrées"
très polyphage capable d'infester certaine pâtes alimentaire
même après traitement.. Les infestations par les insectes
peuvent se produire soit sur le terrain, avant la récolte, soit
sur les lieux de stockage des produits, il est plus probable.
Dans certains cas, ces infestations sont difficiles à déceler
à l'oeil nu, car les dégâts sont provoqués par les larves qui
se développent à l'intérieur des grains. Les principaux
insectes susceptibles d'infester les produits stockés
appartiennent aux familles suivantes
.. les coléoptères (dégâts provoqués par les larves et les
insectes adultes);
- les lépidoptères (dégâts provoqués seulemnt par les larves).
En outre, leur activité biologique (production de déchets,
respiration, etc.) compromet la qualité et la valeur commerciale
des produits stockés, et favorise le développement de micro-organismes.
Les insectes peuvent vivre et se reproduire à des températures
comprises entre +15°C et +35°C (T° donc à vérifier). Par
contre, une humidité faible ralentit, voire même arrête leur
développement, et des milieux pauvres en oxygène provoquent
rapidement leur mort. Il doit avoir un problème avec les paquets,
rendant ainsi, ses derniers aérobies. En outre, les conteneurs
doivent être totalement imperméable. Je ne connais pas de cas d'insecte
percant les films !!!
mardi 30 mars 2004 09:32
Laboratoire cantonal de Fribourg 01/10/03 Tartrazine dans les
pâtes alimentaires en provenance d'Asie
http://www.fr.ch/lc/rubriques/informations/tartrazine_pates_alimentaires.pdf
mercredi 11 août 2004 09:57
GENEVE - Département de l'action sociale et de la santé -
Bactéries dans les pâtes et le riz : conseils aux restaurateurs
http://www.geneve.ch/consommation/actualite/conseils.html
MERCREDI 29 NOVEMBRE 2006
CODEX ALIMENTARIUS 28/11/06 Nouvelles normes :
CODEX STANDARD FOR INSTANT NOODLES - CATEGORY Cereals, Pulses and
Derived Products
http://www.codexalimentarius.net/download/standards/10658/CXS_249e.pdf
Bonjour à tous,
2 petites questions sur des pâtes crues, auxquelles j'espère
que vous pourrez m'apporter des éléments de réponse :
- sur pâte brisée crue, résultat GT à 30°C : 17 000 000 au
lieu de 300 000.
- sur pâte à crumble, résultat coli thermotolérants : 27 au
lieu de 1
Dans les 2 cas, je ne pense pas que les matières 1ères
soient en cause (farine, beurre), ni les salles de production (je
n'y vois pas de "nid à merde", excusez-moi l'expression)
Etes-vous d'accord, ou voyez-vous d'autres pistes?
Merci d'avance.
une intepretation que je ferai vis à vis des taux que vous
indiquez:
- L'analyse a ete effectuée a j combien par rapport à la
fabrication?
pour ma part de tels taux de FTA peuvent sous entendre une
multiplication des germes donc une rupture de chaine du froid à
un moment ou un autre, d'ou les taux de coli si les pates ont ete
traitees dans les memes conditions
Les coli thermo ont pour ma part 2 origines principales: soit le
personnel (l'idee la plus repandue) soit les végétaux non
lavés et essentiellement poussant proche du sol et le materiel
associe (caisses....
Votre pate à crumble ne contient elle reellement que les 2
ingrédients cités??.
Existe t'il un texte de réglementation sur le temps de
conservation de la sauce bolognaise et autres viandes en sauces
en restauration collective?
Et si non selon vous quel est le délai de conservation/
Si tu fais du Plat cuisiné à l'avance avec refroidissement
conforme en cellule de refroidissement tu peux aller jusqu'à J+3...
Avec de la bologniase si tu est bien tomaté, ça ne devrait pas
poser de pbs.
Ou alors tu passe en plats cuisiné sous vide et pasto derrière
et là tu peux passer allègrement à plus de 3 semaines.
Tu veux faire quoi avec.
ptitebretonne Vendredi 15. Juin 2007 17:25
Merci pour ta réponse,
Je posais cette question pour savoir si en restauration
collective la bolognaise faite un dimanche pouvait être
resservie le vendredi d'après?
Pourquoi bien tomaté?
Le bien tomatée c'est pour amené une charge acide importante..
A+
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