ARCHIVAGE THEMATIQUE DES MESSAGES DU FORUM HYGIENE

Page mise à jour : 06/12/08

Page d’accueil de l’archivage thématique avec moteur de recherche

Accès au formulaire d'inscription à la liste de discussion HYGIENE

Page d’accueil du site HYGIENE ALIMENTAIRE

 

 

liens vérifiés 20060406

THEME

Pages d’archives connexes

La veille sanitaire de l'alimentation (évaluation et gestion du risque)

 

 

 

 

L'évaluation du métier de responsable qualité

 

 

 

seb_thumerel Tue, 28 Mar 2006 06:57:25 -0000


--- Dans hygiene@yahoogroupes.fr, "RESP QUALITE@i..." <RESP QUALITE@i...>
a écrit
>
> bonjour à tous,
> Je voudrais savoir quels sont les autres métiers envisageables
aprés une expérience de 3 ans en temps que responsable qualité dans
une charcuterie (je sais ce n'est n'est pas grand chose 3 ans dans le
monde professionnel !)
> Mais le fait est que je souhaite démissionner et comme il n'y a pas
énormément de poste de RQ à pourvoir dans ma région, je voudrais
savoir quels sont les autres jobs auxquels je pourrais postuler.
> si certains anciens RQ peuvent me faire profiter de leur parcours
professionnel, je suis preneuse !
> bonne journée


Je vois de plus en plus de personnes ayant comme souhait de quitter le milieu de la qualité !! Moi même je l'ai fait pour des raisons qui me sont propres. Effectivement pour de nombreuses entreprises la qualité reste la 5ème roue du carrosse. On vous "sort" lors d'audit, ou présentation client mais en dehors de celà vous n'êtes rien, vous êtes même réduit au ridicule (parle en expérience de cause, dans une PME des produits de la mer). Le profit et le rendement sont simplement les motivations d'une entreprise (ce qui peut se
comprendre), comme dans le monde en Général !!.

Bref, qu'est ce qui aujourd'hui vous pousse à démissionné?

Moi aujourd'hui je travaille en affaire réglementaire, loin des hypocrisies (si on puit dire ) de certains professionnels même si ...Mais bon mon souhait aujourd'hui est soit de travailler avec le monde agricole ou faire de la R&D en agroalimentaire /biochimie.cordialement

ST


RESP QUALITE Tue, 28 Mar 2006 09:42:31 +0200

pour les mêmes raisons que vous !
quand j'ai été embauchée, on m'a dit texto que j'étais là pour faire beau vis à vis des services de contrôle (DSV, DGCCRF). depuis je pense qu'on s'est quand même rendu compte de mon utilité notamment au niveau paperasserie (fiche technique demandé par nos clients, dossier à remplir,...) et étiquetage (je me suis retapée l'étiquetage de tous nos produits (plus de 70 référence !).
personne d'autres dans l'entreprise n'aurait eu l'envie (et les capacités) de lire et comprendre les nombreux textes qui se rapportent à ce domaine.cependant l'entreprise est encore trés à la traine par rapport aux exigences actuelles. l'haccp n'est même pas mis réellement en place !
et tous les jours je constate des abérations : on ne se lave pas les mains en sortant des toilettes, on nettoie les frigo au karcher alors qu'ils son plein demarchandises,....et certaines choses que je n'ose pas dire ! et quand je fais une remarque par exemple sur le fait qu'il ya plein d'emballages qui trainent partout (sac sous vide en salle de découpe), on me répond que je n'ai qu'à les ramasser moi même pour montrer l'exemple !
alors j'aimerai vraiment partir et soit faire de la qualité mais dans une entreprise un peu plus engagée qui serait certifiée par exemple ou alors travailler dans un autre domaine.
mais je ne sais pas vraiment ce qui existe sur le marché de l'emploi, j'ai bien sur éplucher les petites annonces des sites comme anpe.fr par exemple mais parfois les intitulés de poste ne sont pas trés explicite pour mois et surtout je ne sais pas à quel statut je peux prétendre avec mes études (DUT en bio + licence animateur qualité) et mon expérience.

bref A L'AIDE please !!!

Pierre Falgayrac Tue, 28 Mar 2006 10:32:00 +0200

Comme je comprends votre amertume et votre désarroi!

Mes fréquents déplacements et interventions dans différents milieux professionnels m'amènent à constater que votre cas est loin d'être isolé ou anecdotique... Le malaise de la maîtrise est peut-être le nouveau "mal" qui émerge dans les entreprises françaises.

Vous êtes semble-t-il confronté aux écarts "inattendus" entre les aspirations issues des études et de l'emballage médiatique environnant, et les réalités du terrain.

Inutile de développer les tracasseries administratives qui ont profondément modifié les "métiers" de l'encadrement et des directions, et donc leurs techniques de management..

Je vous suggère de ne pas changer de métier mais de chercher un poste similaire dans une autre entreprise. Servez-vous de votre expérience décevante pour en valoriser une prochaine, comme un gymnaste utilise les rebond sur un trampoline pour préparer un saut acrobatique: vous serez mieux préparé à devancer/affronter les problèmes, vous relativiserez davantage les implications de votre fonction. Cherchez à parvenir à travailler sérieusement sans vous prendre au sérieux: ça change tout.

Chaque jour, il vaut mieux s'efforcer de progresser, plutôt que de déplorer n'être pas encore arrivé à l'objectif idéal.

Ce n'est pas le puit de votre fonction qui est trop profond, c'est votre corde pour y puiser l'eau qui est trop courte. Céder au découragement n'est jamais une victoire, sauf pour les autres...

AgingOrion Tue, 28 Mar 2006 03:39:57 -0500

J'ai éffectué mon apprentissage en tant que responsable qualité dans une GMS. Je ne te conseil pas le poste de responsable de rayon, c'est trop d'inconvéniant et de contraite .... pour un salaire misérable. Tu tourneras avec un salaire supérieur au SMIC (=7500f,) avec 13 mois et prime de participation au bénéfice mais pour une moyenne de 55h par semaine ...
De même la qualité n'est pas une de leur premiére préocupation, ah si prendre une stiagiare pour être conforme avec la réglémentation (mettre ne place la traçabilité ....)

 

B.Monchâtre Tue, 28 Mar 2006 11:11:20 +0200

pas évident de trouver un autre poste ...

regardez sur un site comme agrojob ...
si pour une annonce type resp de production, l'annonce est lue 180 fois, une annonce type resp qualité va l'être 960 fois ... il n'y avait pratiquement pas de formation spécifique qualité agro au début des années 90, maintenant les chiffres APEC 2004 parlait déjà de 500 cadres formés par an et de 300 postes à pourvoir ... nous sommes trop nombreux ... et les salaires baissent
...

la GMS me donne un salaire ... à peine supérieur à mes allocations chomages ... mais voilà, une telle expérience peut me donner des ouvertures dans le domaine des achats ... ou de la qualité en GMS.

 

seb_thumerel Tue, 28 Mar 2006 11:34:53 -0000

Je suis d'accord avec vous il faut se servir de cette "mauvaise" expérience pour rebondir plus haut. De toute façon, moi m^me je me suis retrouvé dans ce cas, je subissais en plus de celà des menaces, du harcelement moral, de la dévalorisation permanente, bref la qualité n'était pas le souci marjeur de cet "ESCROC" en produit de la mer. Mais aujourd'hui je resors de cette expérience en ayant appris ENORMEMENT de choses !! Même si cette PME est à mettre sur une black list. Et m^me si ca reste pour moi une mauvaise expérience !!!
Mais aujourd'hui je fais un travail (affaires réglementaires agro) qui ne correspond pas trop a ce que j'attends (à savoir formation, ou R&D).

Aujourd'hui j'ai tout de même envie de changer de métier, le poste de RAQ reste un poste solitaire sans soutien je trouve

 

Michèle BOUN Tue, 28 Mar 2006 12:57:43 +0200 (CEST)

mes amis responsables de rayon gms ont le même discours et vécu que les personnes qui se sont exprimés.

Si vous ne souhaitez pas percévérer dans la qualité dans cette entreprise, il y a peut-être les laboratoires-cabinets de conseil en qualité-hygiène (en tant que formateurs ou auditeurs), les associations (type Centre Local d'Action Qualité), les entreprises de produits d'hygiène, les services qualité gms (auditeurs pour mdd)...

Un ancien collègue qui travaillait en boucherie me disait que c'était un des domaines où le personnel était le plus "dur" (niveau relationnel, qualité...) car les conditions de travail étaient très pénibles.
Qu'en est-il vraiment?

 

Jean-Philippe Tue, 28 Mar 2006 14:16:09 +0200

Je suis tombé sur ce groupe un peu par hasard puisque je cherchais des informations pour mon amie qui a beaucoup de peine a trouver du travail (même des stages d&#8217;ailleurs) en hygiène et sécurité alimentaire, en lisant

ce mail je me pose beaucoup de question pour son avenir dans ce secteur, pensez-vous que cela vaillent la peine de persévérer dans cette voie ou qu&#8217;une réorientation soit plus approprié ?

Emmanuelle Aime Tue, 28 Mar 2006 14:27:20 +0200

Moi aussi je suis de cet avis. Les RAQ sont souvent embauchés suite à une demande pressante (et menaçante) des clients et auditeurs. Les directions se voient donc dans l'obligation d'investir dans un poste en qualité. Le problème est qu'1 fois en poste nous avons très peu de marge de manoeuvre: nous devons gérer les coûts de non qualité tout en ne dépassant rien pour mettre en place des mesures qualité efficaces! Nous ne pouvons pas faire des miracles sans moyens efficaces...

De plus, nous sommes très solitaires: la direction a très peu de considération pour nous et pour notre métier. Les chefs d'équipe nous voient d'un assez mauvais oeil car nous n'avons pas de responsabilités hierarchiques avec le personnel donc un confiance s'instaure à l'insue des chefs d'équipe. Pour ma part, les opérateurs me font part de tous les
dysfonctionnements en qualité; alors que les chefs d'équipe se font un malin plaisir à me le cacher...

Moi aussi je me sens mal à l'aise dans ce milieu et complètement seule pour gérer ma tâche... J'ai plein d'idées innovantes qui vont dans le sens d'une amélioration continue de la qualité. Malheureusement mes projets restent souvent à l'état de projet...Pas facile d'être motivée dans ces conditions!

Bon courage à tous les RAQ.

RESP QUALITE Tue, 28 Mar 2006 14:38:16 +0200

Tout d'abord merci pour votre réponse mais pour préciser un peu lus, vous trouverez mes réactionss en capitale à la suite de vos commentaires :

Bonjour,

Comme je comprends votre amertume et votre désarroi!

Mes fréquents déplacements et interventions dans différents milieux
professionnels m'amènent à constater que votre cas est loin d'être isolé
ou anecdotique... Le malaise de la maîtrise est peut-être le nouveau
"mal" qui émerge dans les entreprises françaises.
AVANT CETTE EXPERIENCE,J 'AI FAIT UN STAGE DE 10 SEMAINES AUX SERVICES
VETERINAIRES ET J'AI DONC EU L'OCCASION DE VISITER PLUSIEURS ENTREPRISES DE MON
DEPARTEMENT. JE PEUX DONC VOUS ASSURER QU'IL N'Y EN A PAS BEAUCOUP QUI SONT
AUSSI EN RETARD QUE NOUS ! C'EST D'AILLEURS LES SERVICES VETERINAIRES QUI M'ONT
SUGGERE DE POSTULER DANS CETTE ENTREPRISE CAR IL Y AVAIT DU BOULOT !

Vous êtes semble-t-il confronté aux écarts "inattendus" entre les
aspirations issues des études et de l'emballage médiatique environnant,
et les réalités du terrain.

Inutile de développer les tracasseries administratives qui ont
profondément modifié les "métiers" de l'encadrement et des directions,
et donc leurs techniques de management..

Je vous suggère de ne pas changer de métier mais de chercher un poste
similaire dans une autre entreprise. Servez-vous de votre expérience
décevante pour en valoriser une prochaine, comme un gymnaste utilise les
rebond sur un trampoline pour préparer un saut acrobatique: vous serez
mieux préparé à devancer/affronter les problèmes, vous relativiserez
davantage les implications de votre fonction.
DANS L'IDEAL,JE NE SOUHAITE PAS CHANGER DE JOB CAR JE SUIS PERSUADEE QU'IL
EXISTE D'AUTRES ENTREPRISES PLUS SERIEUSE MÊM SI LA QUALITE EST RAREMENT LA
PRIORITE DE LA DIRECTION. MAIS LE FAIT EST QU'IL YA PEU D'OFFRE D'EMPLOI DANS CE
DOMAINE ET COMME JE DESIRE VRAIMENT CHANGER D'EMPLOI J'ESSAYE D'ENVISAGER
D'AUTRES PERSPECTIVES !

Cherchez à parvenir à travailler sérieusement sans vous prendre au sérieux: ça
change tout.
Chaque jour, il vaut mieux s'efforcer de progresser, plutôt que de
déplorer n'être pas encore arrivé à l'objectif idéal.
JE PENSE TRAVAILLER SERIEUSEMENT (MËME TROP D'APRES MON PATRON ET ME COLLEGUES!)
ET JE N'AI PAS LA PRETENTION DE ME PRENDRE AU SERIEUX : JE SAIS QUE J'AI ENCORE
BEAUCOUP DE CHOSES A APPRENDRE DANS LE MONDE DE L'ENTREPRISE !
EN ARRIVANT DANS L'ENTREPISE EN 2003, JE SAVAIS QUE J'AURAIS DU FIL A RETORDRE.
J'ETAIS UNE JEUNE FILLE DE 22 ANS SANS EXPERIENCE ET J'ALLAIS DEVOIR AFFRONTER
UN MONDE D'HOMME (PAS TRES DELICATS QUI PLUS EST!) PLUS AGES QUE MOI (MOYENNE
D'AGE 40 ANS).MAIS JE PENSAIS QUE TOUT DOUCEMENT AVEC BEAUCOUP DE TACT
J'ARRIVERAIS A METTRE LES CHOSES EN PLACE.
MAIS A L'HEURE ACTUELLE (PRESQUE 3 ANS PLUS TARD !] ON NE PEUT PAS VRAIMENT DIRE
QU'IL YA EU PROGRESSION, AU NIVEAU DES BONNES PRATIQUES D'HYGIENE EN TOUT CAS !

ET POURTANT DIEU SAIT QUE JE ME SUIS REPETER, QUE J'AI EXPLIQUER LES CHOSES,...
EN PLUS DE CA, COMME C'EST UNE PETITE ENTREPRISE, IL FAUT Y ETRE POLYVALENT. SI
BIEN QUE JE M'OCCUPE EGALEMENT DE PRPARER LES COMMANDES, DE FAIRE DU
CONDITIONNEMENT (EN BARQUETTE OU EN SOUS VIDE), DE TELEPHOINER AU CLIENT POUR
PRENDRE LES COMMANDES, DE FAIRE DES DOCUMENTS DE PUB (PROPSECTUS, AFFFICHES,...°
DE SECRETARIAT,...
BREF SUR 7 H PAR JOUR JE NE DOIS FAIRE QU'1 OU 2 H DE QUALITE !

Ce n'est pas le puit de votre fonction qui est trop profond, c'est votre
corde pour y puiser l'eau qui est trop courte. Céder au découragement
n'est jamais une victoire, sauf pour les autres...

ENFIN BREF JE NE PENSE PAS QUE CE SOIT VRAIMENT DU DECOURAGEMENT MAIS PLUTOT QUE
JE VOIS MAINTENANT LA REALITE EN FACE ET QUE JE N'AI PLUS ENVIE DE VOIR CETTE
REALITE AU QUOTIDIEN

VOILA POUR CETTE LONGUE EXPLICATION § MERCI DE M'AVOIR LUE !

RESP QUALITE Tue, 28 Mar 2006 14:47:14 +0200

je ne peux pas vraiment vous dire si le personnel est plus dure qu'ailleurs puisque c'est ma 1ere experence.
mais c'est vrai que pour moi c'est un monde de brute !
je fais toujours attention de ne pas trop etre dan leur chemin quand ils travaillent car ils ne font attention rien : ils font claquer les portes, tapentavec les chariots contre les murs, il m'est meme arriver de me faire foncer dedans : un chariot à angle bien pointu ça fait mal quand on se le prend en pleine cheville !
en plus de ca, ils sont assez "crus" au niveau de leur langage et il m'est déjà arrivé de me sentir humiliée par leur réflexion désobligeante !
maintenant je ne sais pas si c'est une question de culture ou de condition professionnelle. mais c'est vrai que ça ne doit pas toujours etre évident de se levé à 3 ou 4h du matin, de travailler toute la journée dans le froid et l'humidite (en hiver, la t°c descend souvent en desoous de 5 °c dans nos locaux) et de porter des charges lourdes regulierement !

Bossert Muriel Tue, 28 Mar 2006 15:00:29 +0200 (CEST)

Je constate que les pensées converges; je ne sais pas si cela doit rassurer en se disant qu'on n'est pas seul dans cette galère, ou justement "faire peur" en pensant alors que tous les postes de responsables Qualité sont de la même trempe.
Pour ma part, en poste depuis 9 mois, je me suis mise à relativiser; je me dis que certaines personnes ne sont pas prêtes à intégrer un système Qualité où ils s'impliqueraient pleinement, pour l'instant cela découle la plupart du temps d'une simple contrainte.
Même si moi aussi je pense souvent à modifier mon orientation, la passion du produit que je suis (en l'occurence le vin) et l'optimisme quand à la prise de conscience de l'importance grandissante de la Qualité en matière de satisfaction client mais également pour ouvrir aux entreprises françaises les marchés mondiaux de manière plus marquée, me font "tenir".
Jusqu'à quand?

Bon courage quand à votre décision..

Sébastien T. Tue, 28 Mar 2006 14:01:20 -0000

Je vois effectivement que l'on a du subir la même chose. Moi aussi je travaillais dans une PME de 15 personnes mais essentiellement féminin, c'est n'est pas toujuors de bon repos non plus, quand on est un homme :o)
Egalement je m'occupai de la production, des commande, des appro, de la maintenance, de la R&D, mais bon je n'en faisais jamais assez, mais avec une telle polyvalence je pense que l'on ne peut pas tout assumer correctement. Mais comme je me répète j'ai appris ENORMEMENT de chose par contre. Mais c'est vrai que aujourd'hui j'ai un boulot
beaucou plus calme, et que parfois on s'ennuie. Mais bon il y a des choix a faire.

Et Quand je lis la totalité des reponses faites sur ce sujet, je me dis que malhereusement la qualité n'est pas la priorité des industriel (tout du moins en agro). !!
Mais bon COURAGE A TOUS LES RESPONSAVLE QUALITE quand même.Il y a de toute façon mille et unes façon de rebondir !!


Petite question subsidiaire : est qu'il serait possible de connaître l'age et/ou l'expérience de la majorité des responsbale qualité qui ont répondu à ce message?
Car je pense aussi que beaucoup sont jeune tout comme moi (27 ans) et qu'ils ont 4 à 5 ans d'expérience. Et que nous faisons face à la réalité du monde de l'entreprise. Chose qui ne nous à pas était "enseigné" durant les études. Et eujourd'hui nous tombons de haut !!

Sébastien T.

Michèle BOUN Tue, 28 Mar 2006 16:18:19 +0200 (CEST)

C'est vrai qu'il y a des hauts et des bas (surtout des bas), comme dans tous métiers. J'essaie de relativiser quand l'audit se passe mal, quand on perd un marché, quand on se fait rembarrer par un opérateur, quand on a des réflexions des chefs de fabrication, quand les réunions se passent mal...

Ce n'est pas toujours évident mais au final quand on décroche un marché, une certification, quand un opérateur remplie correctement sur le long terme les enregistrements car il les a compris, on a le sentiment de travail accompli, on n'a pas travaillé pour rien et en vain. Je suis très jeune dans le métier, c'est peut-être ça qui me donne l'espoir de faire changer les choses dans mon entreprise. Ou j'ai peut-être de la chance d'avoir connue 2 entreprises dans lesquelles j'ai pu observer et participer à des améliorations significatives. Je me dis tous les jours que c'est un travail de fond et de persévérance. Pour tenir moralement, il faut avoir du caractère, pouvoir s'appuyer sur 1 ou 2 personnes motivées qui vont dans le même sens.

Parait-il que lorsqu'on bosse en qualité, on change... on devient aigri et renfermé, est-ce la fonction qui fait cela, le manque de reconnaissance? Oui, c'est un métier ingrat. Le service qualité est non productif et n'a pas de pouvoir hiérarchique mais pour autant il est indispensable. Les audits aident à avancer, à faire réagir la direction et l'encadrement. Ce n'est pas facile tous les jours mais ce métier est tout de même extrêmement motivant et intéressant. Je dirais peut-être différemment dans 10-20 ans, mais je crois en ce que je fais.

Bon courage à tous.

Michèle B

 

Christophe TERRIER Tue, 28 Mar 2006 14:22:32 -0000


Je pense que vous venez de poser une très très bonne question concernant l'age des RAQ qui viennent d'échanger.

Pour ma part j'ai pris mes fonctions de RAQ en 1990.

Les difficultées étaient énormes car nous avons besoin de nous faire entendre et qu'à 20 ans c'est difficile. La remise en question n'est pas le point fort du français.

Par contre pour ne pas "craquer" à l'époque, je n'ai pas changer de métier mais d'entreprise.

Mais si VOUS aimez votre métier continuez, avec l'expérience, on est mieux entendus, en fait on devient légitime.

 

Frederic.Birraux Tue, 28 Mar 2006 17:06:05 +0100

notre metier (responsable qualite) n'existerait pas sans la production...................... mais la production n'existerait peut etre plus sans la qualite.........

a mediter................

 

GG Tue, 28 Mar 2006 20:10:32 +0200

Pour ma part j'ai 28 ans, et avant tout je tiens à vous dire, je travaillais dans une charcuterie industrielle (avec un atelier de découpe de viande) comme responsable qualité.
Réfléchissez bien avant de quitter votre poste car beaucoup de monde sur le marché...
Pour ma part , avec le temps (au bout de 2 ans), j'avais réussi à ramener à la qualité une majorité des gens.
Avec des difficultés financières la qualité était souvent mise de coté avant que j'arrive.
Mais on sert de contre pouvoir, et on a un regard qui permet de faire évoluer les choses (en trouvant des astuces pour que ça ne coûte pas trop cher).
Bien souvent les personnes les plus réac que j'ai eu ont été mes meilleurs atouts par la suite.
C'est pour vous dire, la société a fermé et les personnes de la prod me téléphonent toujours pour me parler de qualité.
Mais aussi expliquer en tête à tête, je trouve que les messages passent mieux.
Car en groupe la testostérone et la fanfaronnade déborde un peu parfois, dans ce cas repasser plus tard...
J'avoue que vos remarques me font un peu peur pour la suite, car ma société a fermé, est ce que je suis bien tombée ?
J'avoue que le message de RESP QUALITE@infonie.fr, m'a fait froid dans le dos avec un coup de chariot dans les chevilles.
C'est vrai que c carrément du harcellement à ce stade...
Mais en tout cas en région Rhône Alpes je n'ai pas le sentiment que ce soit facile de trouver un poste.

Bon courage à tous ceux qui sont en poste et qui ont répondu à ce message...

qualiseb Tue, 28 Mar 2006 18:21:47 -0000

Je pense que la qualité peut être une force dans la l'amélioration de l'organisation du travail, lorsque l'on manque d'appuis et de moyens, il faut essayer de démontrer que certaines contraintes qualités peuvent exister à moindre coût, et parfois améliorent les conditions de travail.

Responsable qualité dans une petite PME est un vrai challenge, c'est un mêtier qui demande beaucoup d'investissement personnel et de persévérance.

Si les services vétérinaires connaissent cette entreprise et n'en n'ont pas demandé plus que çà, c'est que cela n'est pas si grave.

Pour prendre du recul, je pense qu'il faut commencer par s'attacher à l'essentiel, et surtout ne faire aucune concession : la mise en danger direct du consommateur.

Un patron agro-alimentaire qui n'est pas sensible à cela devrait être enfermé...

B.Monchâtre Tue, 28 Mar 2006 23:09:25 +0200

il est clair que c'est un boulot formateur et passionnant, bien que frustrant.
les problèmes arrivent souvent quand il faut faire reconnaitre au patron que le rapport de la DSV / de l'auditeur ne comporte pas que des exigences léonines ou déplacées.

là le problème de quitter un poste, c'est que tu n'as aucune garantie d'en trouver un autre ... à plus de 50 candidature recevable sur chaque annonce, c'est bouché ...

si tu peux faire autre chose (dans les TPE c'est très intéressant d'être "multitâche") ta sensibilité SMQ te sera toujours utile ...

il n'y a pas lieu de comparer entre resp de rayon GMS contre RSMQ, mais de retrouver du travail !

bon courage

 

B. AIME Tue, 28 Mar 2006 19:19:12 +0200

C'est pas très évident de trouver un poste, peut-être faudrait-il essayer du coté des laboratoires vétérinaires départementaux qui dépendent des Conseil Généraux. La Qualité est de mise puisqu' en règle générale, il est demandé d'être accrédité sur un programme ou sur une ligne d'un programme pour pouvoir effectuer des analyses. De plus, un nombre de certains de RAQ sont des "anciens" techniques qui s'occupent de la qualité et donc qui n'ont pas forcément toute les cartes. Je ne dit pas que c'est rose tous les jours surtout à la veille des audits du COFRAC, mais on tient à la qualité pour les raisons que j'ai cité précédamment. De plus, la plus part du temps le ou la RAQ dépend directement de la Direction ce qui a un certain poids vis-à-vis le technique. C'est une piste, à voir...

RESP QUALITE Wed, 29 Mar 2006 06:49:15 +0200

Je vous rassure le coup de chariot dans les chevilles ce n'était pas fait exprés ! Mais c'était un exemple pour expliquer que mes collègues n'étaient pas trés attentifs. style "moi je veux travailler vite alors j'ai pas le temps de regarder si quelque chose ou quelqu'un traine dans mon passage "!
pour ce qui concern ma décision de quitter le poste, je n'ai pas le couteau sous la gorge non plus (si je peux me permettre cette expression !), je partirai quand j'aurai trouver ailleurs.
cela fait d'ailleurs un petit moment que j'y pense mais jusque là je ne cherchai pas vraiment, j'avais envoyé une ou deux candidatures sans plus de conviction.
mais maintenant je suis vraiment décidée car pour moi un job n'est pas seulement un gagne pain, je veux prendre du plaisir à aller travailler chaque matin (ce qui était le cas au départ dans mon entreprise), pouvoir etre actrice de l'amélioration continue de l'entreprise bref je suis quelqu'un d'entière, je n'aime pas faire les choses à moitié juste pour les apparences!
peut etre suis-je encore trop naïve !!??

 

RESP QUALITE Wed, 29 Mar 2006 07:00:03 +0200

je pense que si vous veniez faire un tour dans nos locaux vous trouveriez cela grave !
j'ai d'ailleurs fait visité les locaux à un formateur (qui doit faire une formation hygiène à nos opérateurs si la prise en charge est accpeté par notre OPCA) et il avait l'air plutot choqué ! il m'a dit avoir relevé plus de 60 non conformités !
c'était peut etre un peu exagéré mais bon !
bien sur mon patron ne lésine pas sur la qualité organoleptique de sa viande. il veut de la bonne marchandise.
mais il refuse d'admettre l'importance de l'hygiène.
pour lui on n'en fait trop à l'heure actuelle et on sensibilise les gens à force (cf la discussion que j'avai lancé récemment sur la fragilisation de la population).
ce n'est pas vraiment une question d'argent car pour l'instant je n'ai pas proposé de solution vraiment couteuse mais un refus de changer les méthode de travail style "j'ai l'habitude de ranger mes légumes à coté de ma viande (nue je précise) car c'est plus pratique comme ça ! je vais pas perdre de temps à aller les chercher à 2 endroits différents !"

 

Florence Le Lann Wed, 29 Mar 2006 06:15:49 -0000

J'ai été touchée par votre mail sur la difficulté à trouver la juste place dans votre entreprise avec en parallèle le constat assez clair qu'il n'est pas si facile de trouver un autre poste.

Je connais bien le milieu de la boucherie industrielle dont vous parlez. Il est vrai que les conditions de travail y sont rudes pour tout le monde et que l'atmosphère y est parfois un peu chargée en testostérone !

J'ai moi même commencé par du conseil en hygiène alimentaire en boucherie industrielle.

J'en ai gardé malgré tout un bon souvenir car les gens y sont assez francs et directs. Il y a des coups de gueule, certes, mais pas trop de coup de couteaux dans le dos (au sens figuré, bien sur).

Ne vous inquiétez pas trop des rapports des consultants qui "chargent la barque" parfois aussi pour justifier le besoin de leurs interventions ou faire voir l'étendue de leurs connaissances.
J'avais une collègue comme ça, ça passait très mal et ce n'était que de la maladresse chez elle.

Vous mettez en avant le fait que votre patron est attentif à la qualité gustative de la viande. C'est un très bon point et ce d'autant plus que la viande qui a mauvais goût est altérée.

La première urgence chez vous il me semble est de mettre en place une étude HACCP et de réaliser le plus possible l'étude en équipe pour que chacune (y compris vous même) arrive à comprendre ou sont les risques réels dans l'entreprise et puisse proposer des solutions qui lui convienne en fonction de ses contraintes de production. Il faut que les critères de pondération des risques soient bien posés pour éviter de minimise certains risques et d'en majorer d'autres.

Je vois souvent des décalages entre risques réels et risques supposés et des RAQ qui n'écoutent pas assez les propositions (parfois discrètes il faut le reconnaître, les gens commencent à manifester de la réprobation ou de l'opposition avant de proposer qq chose de constructif) des équipes ou n'osent tout simplement plus les déranger pour leur soumettre une étude HACCP bricolée en solitaire.

Il y a de multiples façons de sortir de votre situation.

La seule méthode qui me semble correcte c'est de faire usage de patience, de professionnalisme, d'écoute, de respect autant du consommateur que de l'équipe que de vous même et bien sur de pédagogie et de fermeté.

On ne fait pas boire un âne qui n'a pas soif et la première phase serait peut être celle-ci : donner envie à votre équipe de s'y mettre. Pour ceci il vous faut l'aval de votre patron, donc il est nécessaire que vous vous imprégnez bien de ses exigences fondées en terme de qualité gustative des produits....car la qualité des produits ce n'est pas que l'hygiène alimentaire. Et il n'y a pour l'instant que pour la qualité gustative des produits que vous parlez le même langage. Essayez peut être de parler avec chacun sur ce qui fait que sur son poste il peut aider/trier les produits pour en améliorer la qualité gustative. En plus c'est intéressant car les gens ont plein de "trucs" pour ceci quand ils aiment leur produit.

Et profitez bien des moments de vie privée que votre travail vous offre !

Bon courage.

qualiseb Wed, 29 Mar 2006 05:45:25 -0000

--- Dans hygiene@yahoogroupes.fr, "RESP QUALITE@i..."
<RESP QUALITE@i...> a écrit
>
> je pense que si vous veniez faire un tour dans nos locaux vous
trouveriez cela grave !
> j'ai d'ailleurs fait visité les locaux à un formateur (qui doit
faire une formation hygiène à nos opérateurs si la prise en charge
est accpeté par notre OPCA) et il avait l'air plutot choqué ! il m'a
dit avoir relevé plus de 60 non conformités !
> c'était peut etre un peu exagéré mais bon !
> bien sur mon patron ne lésine pas sur la qualité organoleptique
de sa viande. il veut de la bonne marchandise.
> mais il refuse d'admettre l'importance de l'hygiène.
> pour lui on n'en fait trop à l'heure actuelle et on sensibilise
les gens à force (cf la discussion que j'avai lancé récemment sur la
fragilisation de la population).
> ce n'est pas vraiment une question d'argent car pour l'instant je
n'ai pas proposé de solution vraiment couteuse mais un refus de
changer les méthode de travail style "j'ai l'habitude de ranger mes
légumes à coté de ma viande (nue je précise) car c'est plus pratique
comme ça ! je vais pas perdre de temps à aller les chercher à 2
endroits différents !"


Cette fameuse fragilisation, j'ai vu un bout de reportage sur arté, à Vienne, une expérience consiste à "injecter" des bactéries ( je ne sais pas lesquelles ) à des enfants en bas âges ( 6 mois ) pour faire réagir leur système immunitaire afin qu'il ne se trompe pas de combat ( allergies alimentaires ), a priori ça marche.

Sur cette soixantaine de non conformité, certaine sont du style "risque direct pour le consommateur" ( du style corps étranger mettallique ou verre non maîtrisé ) ?

Pour qu'ils puissent ranger leur viande à côté de leur légumes, n'y a t'il pas moyen de faire une petite séparation avec un morceau de téflon ou d'inox ?

De toute façon, si il ne se lave pas les mains entre la manipulation des légumes et des viandes nues, il y a déjà contact entre les 2, un peut plus ou un peut moins...

Le choix de ses combats est important, il ne faudrait pas faire comme notre système immunitaire...

J'espère que cette formation hygiène se fera, veiller à mettre le paquet sur le risque consommateur, tout en rappelant les responsabilités des opérateurs: si un consommateur est malade ( voir pire ) est qu'une part de la cause est le non respect des consignes qualité, l'opérateur peut se retrouver devant Mr le Juge...

 

RESP QUALITE Wed, 29 Mar 2006 09:31:09 +0200

oui certaine sont du style "risque direct pour le consommateur" !
en ce qui concerne le rangement dans les frigo, ce sont les véto qui nous ont demandé de ne pas ranger légumes et viandes nues dans le même frigo.

je ne suis pas trop d'accord avec vous sur l'histoire "un peu plus ou un peu moins ".
car pour les produits cuits, si il ya contamination au moment de la manipulation, il n'y aura qu'un faible développement bactérien car entre le cuterrage et la cuisson il ne se passe pas plus d'1 h en général.
par contre si il ya contamination dans le frigo, les bactéries auront plus le temps de se multiplier (pour celles qui aiment les faibles t°c bien sur comme listeria par exemple) jusqu'au moment où les denrées seront utilisées !
enfin c'est ma façon de voir les choses, j'ai peut etre tord !

mon patron dit souvent qu'une bonne chiasse n'a jamais tuer personne ! donc il s'en fout que quelqu'un tombe malade ! Bien sûr je lui ai déjà expliqué que certaines persones sont plus fragiles que d'autres (immunodéprimé, personne agée, bébé,...) mais il a du mal à l'admettre !
j'ai aussi essayé de jouer sur le coté PV qui peuvent revenir cher et là il me répond qu'un PV est toujours moins cher que ce que cela lui couterait quotidiennement de perdre du temps avec toutes le sprécautions qu'on peut lui suggérer !!!

enfin, avant de finir, j'en profite pour remercier toutes les personnes qui m'ont répondu, conseillé, rassuré,...
enfin bref merci pour votre soutien et merci aussi à M PEIFFER pour cette surperbe liste !

 

Martin CAMUS Wed, 29 Mar 2006 08:45:41 -0000

Une des choses qui peut faire changer votre patron, ce serait un scandale et la mauvaise pub provoquée par une intoxication. J'ai 27 ans, et j'en vois également de toutes les couleurs à mon travail (pâtisserie-confiserie), je me suis déjà fait insulter par un responsable de poste.

Heureusement le patron a réagi, mais dans l'ensemble c'est l'immobilisme qui prime. Un jour, une maison de retraite qui nous achète des pâtisseries a fait faire des analyses et a annulé une commande, ce qui a fait avancer les choses. Depuis, seul les résultats d'analyses permettent de motiver les gens, ce qui n'est déjà pas si mal.

diethelene Wed, 29 Mar 2006 09:45:20 -0000

en effet on s'apercoit que les personnes occupant ce poste sotn tres jeunes, curieux vu le contexte, l'age et le temperament des employes...j'ai 25 ans, dieteticienne, j'ai etée embauché dans une societe de restauration, il s'est bien vite averé que les taches de responsable qualité m'etait devolues...apparement, c'est souvent le cas, ca evite d'embaucher une diet et un responsable qualité, les deux postes etant percus par l'entreprise comme une necessité par peur des controles veterinaires et dire qu'on a une diet-responsable qualité ca fait bien. je commencais a me demander si je voyais pas le mal partout en pensant qu'on vit dans un monde d'hypocrisie et de profits et que ca venait de moi si je me sentais pas bien, inutile....ce poste ne devrait exister que si l'entreprise est determinée a avancer et considere la qualité (a tout point de vue) comme un objectif, une fierté et si la personne aime son travail.
je pense que si la politique de l'entreprise et si les employés etait heureux d'y travailler, on aurait pas la meme place. et ca doit bien exister mais c'est tres tres rare, si quelqu'un a une experience positive qu'il le dise aussi, ca serait encourageant!je cherche aussi a partir et retrouver un poste de dieteticienne mais je sais tres bien qu'apres moi, ils prendront une autre petite jeune qui la ramenera pas trop et fera ce qu'on lui dit.

apres c'est dur de trouver un travail, surtout un bien, quand on a envie de faire quelque chose de sa vie c'est dur, je crois qu'il faut pas hesiter a se reconvertir, multiplier les competences ou avoir un statut independant.
le pire est que le mal etre est general et qu'on tourne dans un drole de sens , y'a qu'a voir le rafut que fait le CPE...

bon courage a tous, on apprend toujours de tout parait-il!

qualiseb Wed, 29 Mar 2006 09:44:43 -0000

Je ne connait pas vos process, forcement mes idées ne peuvent certainement pas être appliqués à tous les coups.

Effectivement, le premier à former, c'est votre patron, avant qu'il ne se retrouve dans une grave situation, et peut être en vous entrainant avec lui, attention à la chaîne des responsabilités et l'hônnetté des patrons...

Je ne cherche pas à faire peur, je pense que c'est une réalité, mais je veux bien lire.

 

diethelene Wed, 29 Mar 2006 10:06:56 -0000

j'ai peu d'experience et me demande si mes reflexions sont representatives ou pas du monde du travail.

suite a ce que j'ai lu sur les personnes se sentant mal dans leur poste de qualité, je pense que si ca ne fonctionne pas bien aussi, c'est parce qu'il y a un grand fossé entre les employés et les dirigants, comment motiver des gens qui n'aiment pas leur metier/leur entreprise ? pour avoir eté de l'autre coté (cuisinière) et maintenant diet-responsable qualité, je comprend mes employés, leur colere et amertume contre beaucoup de choses et me sens mal des fois quand qu'on discute de tel ou tel point a ameliorer. quand on voit des fois les conditions de travail et la maniere de traiter les gens, les moyens qu'on leur donne...! j'essaye de faire passer mes messages dans le sens de conseiller, aider, valoriser...mais la direction ne suit pas!
est ce partout pareil? que faire? ca fait que creuser encore plus les fossés et decourager les gens qui ont vocation a accomplir une tache.

les valeurs de nos patrons ne sont apparement pas les memes que les notres! mais est ce qu'on ferait mieux en tant que patron.
on deborde un peu du theme du groupe là mais je pense que c'est aussi essentiel, on travaille pas pareil suivant son etat d'esprit


François BOUSSAROQUE Wed, 29 Mar 2006 13:34:53 +0200

Je me mets en marge de l'objet de la liste hygiène pour apporter une réflexion sur les rapports salariés/patrons.

Dans le contexte actuel, nous entendons trop souvent parler de patrons 'voyous" et cela me scandalise. Comme dans toutes les catégories socio professionnels, il y a des voyous, mais en proportion il n'y en a pas plus chez les patrons.

Je précise que je suis patron de moi-même car je suis consultant indépendant en solo dans le secteur de l'hygiène alimentaire et je suis régulièrement au contact de chefs d'entreprise.

Les patrons de petites entreprises AA sont soumis à une pression réglementaire délirante. Cette pression est organisée par les grosses boites pour "écraser" les petites. Cela fait partie des règles du jeu de la concurrence. Face à cela, les petites boites savent très mal s'organiser pour faire valoir leur droit face aux grands groupes. Les patrons de petites
boites ont énormément de mal à répercuter cette pression réglementaire dans leur prix de vente : la réalisation d'une démarche HACCP ou document unique,...coûte en proportion beaucoup plus chère à une petite PME qu'à une multinationale.

D'autre part, les comptes de la nation sont très largement déficitaire. Les patrons savent très bien qu'à l'avenir les charges sociales vont augmenter pour boucher le "trou". Du coup, il freine les embauches ou il automatise leur process. Je pense que c'est une réaction normale dans le contexte actuel mais ce n'est pas de la faute des patrons. Un patron qui s'est endetté pour créer et développer une entreprise doit rembourser des crédits, payer ses salariés garder de l'argent de côté pour investir,... Il doit donc gagner de l'argent en limitant l'augmentation des charges en fonction de l'évolution du chiffre d'affaires qui lui-même la plupart du temps augmente très faiblement.
Dans les pays dits développés, nous voulons acheter des produits alimentaires de qualité (label, sécurité alimentaire, traçabilité,...) sans en payer le prix. N'oublions pas que la part de l'alimentaire baisse régulièrement dans le budget des ménages !!!

Je pense que les valeurs des patrons sont très souvent les mêmes que celles des salariés à la différence près que la plupart des patrons de PME rêvent d'un idéal (qualité, sécurité,...) qu'ils ont du mal à se payer.

Une étude montrait il y a 3 ou 4 ans, qu'un patron de SARL gagnait en moyenne 11000 Francs par mois. A ce salaire là et étant donné qu'un patron de PME est un "taulard en sursis" vu l'épaisseur de la réglementation qu'il doit faire appliquer, y en a-t-il beaucoup qui accepterait d'être patron ?.

Bref, tout ça pour dire que l'humeur des patrons de PME que je côtoie est très morose, aussi morose que celle des RAQ qui se sont exprimés sur la liste ces derniers jours. Ils ne savent pas à "quelle sauce ils vont être mangés".

Notre schizophrénie collective fait que le budget du service qualité dans une PME est souvent réduit à la portion congrue. Il arrive très souvent dans les entreprises que je connais que le responsable qualité fasse le "bouche trou" en production quand une personne en fabrication est absente.

 

Christophe TERRIER Wed, 29 Mar 2006 11:54:19 -0000

Je suis tout à fait ok avec vous, si ce n'est sur un point, le dernier. Je suis RAQ et je ne pense absolument pas que d'aller pallier à un surcroi d'activité en production soit être bouche trou.
Evidemment sicela devient systématique!!! Par contre, cela m'a parfois aider à gagner en crédibilité par raport aux ouvriers qui sont le premier maillon d'une chaine qualité et non le dernier.



k j Wed, 29 Mar 2006 14:33:13 +0200 (CEST)

incroyable tous ces messages de responsables qualités qui sont totalement découragés et démotivés !!! A voir le nombre de messages intitulés "changer de métier", ça fait peur de voir autant bonnes volontés gachées ! Des fois, je me demande si ce n'est pas partout pareil, donc s'il y a des RAQ qui vivent une expérience positive de ce coté-là, qu'ils le fassent savoir !
pour ma part, j'ai 27 ans, en poste depuis 4 ans, et je rencontre les memes difficultés que tous les temoignages que j'ai pu lire : ouviers allergiques aux changements, direction absente, production opposée à la qualité, aucun budget, etc.
y a t'il une recette miracle pour que ça puisse changer ??? car je m'y mets tout de suite !!!

 

KECHAD Ahmed Wed, 29 Mar 2006 15:28:50 +0200 (CEST)

Bonjour Mr FB,

Je suis pas daccord avec vous sur les éléments suivants:

"" Les patrons de petites boites ont énormément de mal à répercuter cette
pression réglementaire dans leur prix de vente : la réalisation d'une démarche
HACCP ou document unique,...coûte en proportion beaucoup plus chère à une petite
PME qu'à une multinationale"".

C'est évident!; mais une PME aura toujours les moyens de se le payer et c'est pas la méthode HACCP qui va entraîner un trou dans le chiffre d'affaire de l'entreprise!, après tout il faut savoir ce que l'on veût, la qualité à un prix?


""D'autre part, les comptes de la nation sont très largement déficitaire. Les
patrons savent très bien qu'à l'avenir les charges sociales vont augmenter
pour boucher le "trou". Du coup, il freine les embauches ou il automatise
leur process"".

C'est selon les besoins, quand une entreprise à besoin d'un salarié elle l'embauche toute suite en CDI, elle aura toujours les moyens quelque soit les charges sociales.

""Un patron qui s'est endetté pour créer et développer une entreprise doit
rembourser des crédits, payer ses salariés garder de l'argent de côté pour
investir,... Il doit donc gagner de l'argent en limitant l'augmentation des
charges en fonction de l'évolution du chiffre d'affaires qui lui-même la plupart
du temps augmente très faiblement"".

Des chiffres d'affaires qui augmentent très faiblement ça reste à vérifier??; car les entrerprises qui réalisent les gros bénifices sont plus nombreuses à mon avis (y'en à même qui double leur chiffre d'affaire)

""Dans les pays dits développés, nous voulons acheter des produits
alimentaires de qualité (label, sécurité alimentaire, traçabilité,...) sans
en payer le prix. N'oublions pas que la part de l'alimentaire baisse
régulièrement dans le budget des ménages !!!""

Celà vient des salaires qui n'augmentent pas? les gros bénifices reviennent au compte de l'entrerprise (exp: on a pas vu une augmentation des salaires pour le groupe pétrolier TOTAL malgré des béniffices reccords)


""Une étude montrait il y a 3 ou 4 ans, qu'un patron de SARL gagnait en
moyenne 11000 Francs par mois. A ce salaire là et étant donné qu'un patron
de PME est un "taulard en sursis" vu l'épaisseur de la réglementation qu'il
doit faire appliquer, y en a-t-il beaucoup qui accepterait d'être patron ?"".

Celà dépend des entreprises; mais à mon avis les patrons qui gagnent ce salaire sont rares; car j'en connais au moins 2 patrons qui gagnent 10 fois le salaire que vous avez cité!!! ( j'aimerais bien lire l'étude dont vous parlé)

""Bref, tout ça pour dire que l'humeur des patrons de PME que je côtoie est
très morose, aussi morose que celle des RAQ qui se sont exprimés sur la
liste ces derniers jours. Ils ne savent pas à "quelle sauce ils vont être
mangés".

C'est vrais ce que vous dites; mais beaucoup se plaignent aussi quelques soit la situation (positive ou négatives)...c'est un language courant ça..


""Il arrive très souvent dans les entreprises que je connais que le responsable
qualité fasse le "bouche trou" en production quand une personne en fabrication
est absente"".

Un responsable qualité à une fonction vitale dans une entreprise qui permet d'assurer une notoriété durable et une gestion efficace de l'entreprise; il doit pas faire le bouche trou à mon avis!.

Amicalement

KECHAD Ahmed

seb_thumerel Wed, 29 Mar 2006 13:31:36 -0000

Il est peut etre un peu trop facile de dire celà, effectivement dans certains cas je pense qu'il y a peut etre ce genre de cas. Mais vous savez dans les multinationales, c'est bien la même chose aussi, les patrons ou dirigeants ne se préoccupe que de la qualité lorsqu'il s'agit d'audit ou visite client.et le rest dutemps c'est mis de côté.
Bref le métier de RAQ reste tout de m^me ingrat et solitaire !!

 

Bertrand CARLIER Wed, 29 Mar 2006 15:38:48 +0200

suite aux différents messages"changer de métier", je me suis posé la question:

les RQ produisent quoi ?

il me semble qu'il existe des professions soumises au secret professionnel, comme les médecins ou les véto qui écrivent, je recherche les textes ecrits par des RQ abordant les différentes facettes de cette profession.


un exemple révélateur sur le wiki la fiche responsable qualité n'existe pas. A une époque ou la communication a pris une grande importance ne serait-il pas temps que notamment les RQ de cette liste fassent en commun quelques textes et les mettent en ligne ?

 

Martin-Meng, Frederique Wed, 29 Mar 2006 14:45:20 +0100

A voire toutes les reactions, je suis heureuse de ne pas etre RQ!
Juste pour vous rassurer, le poids du departement qualite dans mon secteur est important, et les investissements ne manque pas (si si...).
Bien entendu, cette dynamique n'est pas completement independante de la politique (forte) de la direction et je suppose qu'il y a une certaine "sensibilite" de tous car nos produits sont destines aux nourrissons!

Christine Deraita Wed, 29 Mar 2006 10:04:10 -0400

Je ne peux résister à l'envie de témoigner de mon expérience concernant les conditions de travail et le double discours de certaines entreprise entre éthique et profit. Pardonnez moi si cela s'éloigne de l'objet de la liste. 13 ans ds l'industrie pharmaceutique, promotion de médicaments auprés des médecins et pharmaciens. Ca touche à la santé des gens parfois à leur vie ! 2 discours en particulier concernant les effets secondaires (parfois mortels) de certains médicaments le discours officiel tenu par la direction et les 'grands chefs" :
"nous sommes un laboratoire éthique s'il y a le moindre souci sur un produit faites le nous savoir, nous prendrons les mesures qui s'imposent" (retrait du produit ou restrictions d'indications c'est selon) toujours le discours officiel : "présentez votre produit de façon éthique, les indications que les indications". 2ème discours l'officieux tenu par les "petits chefs", ceux chargé de mettre la pression : "élargissez les indications même si nous n'avons pas d'AMM pour cette indication précisez que ça marche bien, collez les pages de
votre visuel (document illustré qui sert de support à la promotion et que l'on montre aux médecins) quand les études résumées ne sont pas assez favorables au médicament présenté, glissez habilement sur les effets secondaires plus ils sont graves moins ils faut en faire état", y compris les morts. Si un médecin soupçonne un effet secondaire expliquez lui combien il est long et fastidieux de remplir une fiche de pharmacovigilance etc. à ça s'ajoute des primes sur des objectifs de vente qui augmentent chaque année alors que les pathologies elle n'augmentent pas forcemment, (d'où il faut étendre officieusement les indications si on veut faire du chiffre).

Je l'ai vécu de prés pendant 10 ans au sein d'une filiale française d'un groupe américain et quand j'entend parler de réduire les dépense de santé ...Je suis parti, je ne pouvais plus participer à ce système qui nuit à la bonne prise en charge des problèmes de santé des gens et est directement chargé d'augmenter la dette de la sécu. au mépris de
l'éthique justement et pour la plus grande gloire du profit. Je n'ai jamais autant entendu le mot "éthique" que pendant toutes ces années, plus on proclame ...moins on applique ?
cordialement C. Deraita

 

Lamia MEITE Wed, 29 Mar 2006 15:49:21 -0000

je souhaite répondre à M. François Boussaroque et à ceux qui peut être ont les mêmes arguments.
M. Boussaroque avec tout le respect que je vous dois, je pense que vous essayez de justifier quelque chose qui, à mon sens, n'est pas justifiable.

En effet, écartons d'abord l'aspect revenu (patrons à faible revenu, RAQ mal payés) parce que je pense sincèrement qu'être patron ou RAQ c'est un choix professionnel motivé par la passion de ce qu'on fait avec des risques (humainement et/ou financièrement), il est vrai.

Je suis d'accord avec vous, les valeurs des patrons (je dirais plutôt des décideurs) sont probablement les mêmes que celles des salariés et RAQ (qualité, sécurité...).
Connaissant bien l'industrie de l'agro-alimentaire, je pense qu'il faut un rendement optimal à moindre coût et il est vrai que c'est au patron de freiner nos ardeurs idéalistes rarissimes qu'en même.

Toutefois, je pense que la plupart des RAQ souffrent d'un manque de reconnaissance de leurs compétences dans l'entreprise aussi bien par le patron que par les collègues (on nous prend parfois pour des illuminés).
Je pense que le patron comme les collègues peuvent ne pas être d'accord avec le RAQ, il suffit qu'ils justifient le pourquoi et surtout qu'ils proposent d'autres solutions.
Je peux vous dire que la qualité comme je la conçois (idéaliste peut être) je ne l'applique pas fidèlement, je suis obligée de m'adapter aux réalités de terrain, et au degré de la maturité de l'entreprise en matière de qualité.
Je laisse donc passer certaines choses que j'estime non prioritaire mais il y a un minimum.
Le minimum c'est la rigueur qui se situe à 2 niveaux, je résume :
- le contrôle qualité : il faut se donner les moyens (humain et matériel) de pouvoir contrôler le produit qu'on fabrique afin de garantir la fiabilité et la répétitivité mais aussi de répondre aux exigences règlementaires
- le management qualité : il faut se donner les moyens (humain et matériel) pour anticiper dans la gestion de la qualité donc s'organiser.
Et c'est à ça que le RAQ sert en premier. Les moyens on ne les déploient pas toujours et forcément du premier coup, le but c'est d'analyser l'anomalie pour trouver les causes ensuite éliminer ces causes. Si cela demande des moyens financiers, il faut le faire avec une échéance plus au moins longue, mais il faut le faire.
C'est ça faire de la qualité, on peu ne pas y adhérer, on peut ne pas le faire pas mais surtout de grâce appelons les choses par leur nom.

leroux.jen Wed, 29 Mar 2006 19:04:46 +0200

J'ai travaillé pendant quelques années en tant que vendeuse en GMS, puis commerciale chez différents mareyeurs. Des truants il y en a à tous les coins rues, dans toutes les filières, le but de faire du commerce est le PROFIT et la qualité est secondaire. Du harcelement j'en ai subit de toute les sortes car je pense qu'il n'est pas inutile de vous dire qu'être une femme dans ce milieu n'est pas chose facile tous les jours. Cependant, je suis aujourd'hui une formation en qualité afin de me reconvertir mais en restant dans cette filière que j'aime. Rappellez-vous monsieur, que des hommes périssent en mer tous les ans pour nous vendre des produits de qualité.

Bertrand CARLIER Wed, 29 Mar 2006 19:57:56 +0200


responsable qualité : site http://www.metiers-industries-alimentaires.com

la fiche RAQ de l'APECITA se réfère à ce lien :
http://www.metiers-industries-alimentaires.com/?ok=&p=2&sp=5&ssp=26

technicien qualité : (même source)
http://www.metiers-industries-alimentaires.com/?ok=&p=2&sp=5&ssp=25

mais le lien le plus intéressant me semble être celui-ci:

http://fr.wikipedia.org/wiki/Qualiticien

qui n'existe pas dans d'autres langues , d'où ma question

quid du mamagement de la qualité dans l'espace utilisant le même tampon sanitaire européen ?
amicalement
bertrand

ps derrière cette question presque anodine, il me semble que si dans l'espace européen les acteurs des différents pays remplissaient les fiches métiers et les réglementations y afférant beaucoup de dossiers deviendraient plus lumineux. En tout cas si les citoyens européens attendent cela des instances euroépennes , ils peuvent , il me semble,
attendre un moment ...

 

Pierre Falgayrac Wed, 29 Mar 2006 22:09:37 +0200

Bonjour collègue ex-patron et présentement "solo".

C'est juste pour joindre ma voix à la votre...
Et dire que je ne partage pas l'analyse de nos co-listiers qui ne sont pas d'accord avec nous, mais que je salue toutefois.

Le "fossé" entre les employeurs et les salariés n'a jamais été aussi grand qu'aujourd'hui, et ce n'est pas un hasard si les "solos" sont en constante augmentation.

Les échanges de ces derniers jours sur la liste sont d'une richesse remarquable quant à l'environnement de nos métiers... Et puisque que l'on a évoqué l'âge des RQ et les questions de motivation, qu'il me soit permis de noter que la jeunesse des RQ, conséquence de la "nouveauté" de cette fonction, est une des explications du "malaise" qu'ils/elles
ressentent. Quand les RQ auront atteint la quarantaine, ce ne sera plus la même chose... Rendez-vous dans dix ou quinze ans!

Par ailleurs, je ne souhaite pas accaparer davantage la visibilité de la liste, mais il me semble utile d'évoquer que, connaissant très bien le milieu des PME, je me suis attaché à élaborer des modules de formation d'une journée sur la motivation du personnel et sur la gestion de conflits du travail. Bien évidemment, ces stages s'adressent plutôt à des employeurs ou des cadres. Mais si certains co-listiers souhaitent disposer de certaines informations relatives à ces sujets, qu'ils me contactent directement sur l'adresse info@hyform.com .


Cordialement
Pierre Falgayrac

 

RESP QUALITE Thu, 30 Mar 2006 07:56:23 +0200

bien que je sois à l'heure actuelle plutot remontée contre mon patron comme on a pu le constater dans mes différents msg intitulés "changer de métier", je me dois si je veux etre honnète de réagir à votre msg et d'exprimer mon désaccord sur certains points :
- la méthode HACCP si on veut la mettre en place dans les règles de l'art peut couter trés cher à l'entreprise. entre le salaire du RQ, les différents appareils qu'ils faut acheter (étuve pour les prélèvements de surface, boitier de t°c pour les frigo, enregistreur de t°c pour les celules de cuisson, sans parmer des analyses en labo hors de prix) ça représente quand même un gros budjet je trouve !
- quand mon patron m'a dit combien il payait de charges sociales par mois, j'ai été trés surprise je ne pensais pas que ça puisse représenter autant pour une petite entreprise comme la notre (il ya 26 personnes). de plus, il hésite énormément à embaucher des gens en CDI car les procédures de licenciement (que ce soit pour faute ou baisse d'activité) sont si compliquées qu'il vaut mieux réfléchir à trois fois avant de prendre une personne suplémentaire
-en ce qui concerne les bénéfices, il est vrai que les temps sont durs. comme c'est moi qui prend les commandes en GMS, je sais un peu comment ça se passe : encore ce matin, on livre un intermarché pour 30 tartinettes soit 30 ’ TTC et ce supermarché se trouve à 40 km de chez nous ! et ça arrive souvent même si heureusement cela ne représente pas la majorité des commandes !
- pour l'histoire de l'alimentation qui baisse dans le budjet des ménages, bien sur que les salaires n'augmentent pas mais les gens dépensent également de plus en plus dans les autres domaines (élecrtoménager, hifi,...) maintenant tout le monde paye un forfait de portable, un abonnement internet, à TPS, on ne se contente plus d'une télé 65 cm, maintenant il faut un écran plat 107 cm,...
quand je vivais encore chez mes parents (et çe remonte à quelques années seulement ), on avait pas tout ça !
alors forcément comme les salaies n'augmentent pas, il faut bien serrer le budjet quelque part et c'est l'alimentation qui en pâtit !
- pour le salaire des patrons, je trouve normal que mon patron ait un gros salaire (mais il n'est pas de 10 fois celui dont parle m Boussaroque). en effet, il fait plus de 80h par semaine, il se lève à 3h du matin, fini généralement aprs 17h et travaille même parfois le dimanche ! sans parler de toutes les reponsabilités qui pèsent sur ses épaules !
- enfin pour l'histoire du RQ bouche trou en production, je trouve que cela peut etre une bonne chose si cela reste ponctuel bien sur, cela permet de se rendre compte des réelles conditions de travail et cela évite de vouloir imposer des choses irréalistes !

en ce qui meconcerne, je ne reproche pas à mon patron d'être un "pourri", loin de là, mais simplement i refuse de voir la réalité en face et d'accepter les contraintes qui pèsent aujourd'hui sur le milieu de l'alimentaire. il est resté 40 ans en arrière à l'époque où on tuait le cochon dans la cave.............

 

B.Monchâtre Thu, 30 Mar 2006 13:59:10 +0200

il n'y a pas de secrets, quand un responsable qualité est embauche en contre-feu pour éviter que l'entreprise se fasse incendier par la DSV ou ses clients, elle embauche un jeune, payé dans la trappe à bas salaire. Quand l'incendie (la pression) s'éloigne, vous vous doutez du sort du contre-feu ... et l'impact sur l'organisation de l'entreprise qui garde la marche du haut non balayée n'est pas évident à apprécier. Cela dit, il y a de nombreuses entreprises, même petites qui ne voit pas cela comme ça ...

et effectivement les entreprises, que peuvent voir les indépendants qui ont postés, considèrent cet aspect de leur activité comme suffisamment important pour y consacrer les quelques centaines d'euros/jour de prestation d'expertise : ne sont pas les mêmes !

 

Annie Pedrosa Thu, 30 Mar 2006 12:57:05 -0000

Je suis aussi une jeune responsable qualité (24 ans)... Je travaille dans...un abattoir d'ovins halal !! Alors le monde de la viande, masculin par excellence, je connais !! Pour apporter ma pierre au débat, je vais essayer de vous exposer mon expérience un peu plus optimiste !

Imaginez le jour de mon arrivée : jeune, femme, fraîchement diplômée, blanche... (tous les opérateurs sont d'Afrique Noire). En plus la qualité, l'hygiène, la sécurité, l'environnement... ils avaient jamais entendu !! Je me suis demandée si j'allait poursuivre jusqu'au bout ma période d'essai !

Alors me direz-vous ?? Et bien je suis restée et j'avance tous les jours un peu plus (ça fait 8 mois)!! Ce n'est pas fini et on est loin d'avoir atteint un résultat irréprochable... mais j'ai enfin tous mes résultats bactério verts !! Les opérateurs s'améliorent tous les jours et même les vétos sourient plus (et ça c'était vraiment pas gagné !).

Comment me demanderez-vous ??? Et bien là je vous rejoins tous. J'ai un patron qui même s'il n'y connait rien (il l'avoue lui-même) respecte mon avis et me soutient sans conditions. Je vais faire des envieux mais il me laisse les coudées franches aussi bien en terme d'organisation que de coûts (dans la limite du raisonnable bien sûr)! Même si je ne suis hiérarchiquement parlant le chef de personne, le fait d'avoir le patron derrière moi m'a apporté le respect de chacun (en plus de celui acquis par la somme impressionnante d'heures et de boulot que j'ai effectuée)!

Ma méthode au départ est tirée de ma propre expérience de petits boulots. J'ai commencé par apporter quelque chose aux opérateurs (un équipement adéquat (et non usé jusqu'à la moelle), des petits plus comme des gants contre le froid, des formations) et j'ai beaucoup discuté avec eux pour les connaitree et savoir ce qu'ils pensaient de leur boulot et des conditions de travail. Ce qui fait qu'ils ont accepté les améliorations et changements que j'apportait (en leur expliquant le pourquoi et le comment et ayant une démarche progressive...). C'est vrai l'acquisition réelle des bonnes pratiques est longue voire perpétuelle mais ça avance progressivement !

Au final, ils avouent maintenant que leur travail est facilité et que même les carcasses sont plus belles et plus faciles à vendre ! Et voilà la qualité a permis une amélioration de la production !!

Alors c'est vrai en étant responsable qualité dans une PME je suis multifonctions : responsable QSE, responsable des achats non alimentaires et du vivant, responsable des relations publiques, des formations, du suivi de production, de l'encadrement, formatrice, assistante sociale, infirmière, et j'en passe !! Mais n'est ce pas là l'intérêt ? Au moins on ne s'ennuie jamais ! C'est vrai c'est usant, fatiguant, démoralisant, lassant, épuisant, stressant mais si riche d'expériences ! Quand j'ai envie de baisser les bras je me dis que si ça ne se fait pas aujourd'hui c'est peut-être pour demain...

En espérant que mon témoignage -peut-être trop long - apporte quelque chose à la question de la place des responsables qualités, je souhaite à tous les RAQ bon courage pour leur sacerdoce...

 

Annie Pedrosa Thu, 30 Mar 2006 13:24:22 -0000


Situation idéale c'est un bien grand mot ! Je suis persuadée que beaucoup d'entre vous ne voudraient même pas entrer dans l'entreprise. C'est juste que venant de zéro, même si je suis au dixième de l'état de la qualité chez un grand nombre d'entre vous, c'est déjà pas mal.

Et effectivement, je suis persuadée que si la direction n'était pas derrière moi je n'aurais pas avancé et je ne serais même pas entrée dans la boîte (le patron a changé et c'est le nouveau qui m'a embauché juste après son arrivée).

Et ce qu'il souhaitait ce n'était pas la qualité à tout prix mais c'est vrai une organisation inexistante auparavant et justement que je n'était pas une impatiente qui voulait absolument tout changer mais bien quelqu'un qui connaisse les impératifs de la viande et de la production (il connaissait ma façon de travailler avant parce que j'avais fait un stage dans une autre entreprise de groupe) et qui sache s'adapter.

D'ailleurs pour répondre à un autre message ce n'est pas que je sois une femme parmi les hommes qui a fait la différence (quoique) pour la DSV mais bien qu'ils aient enfin un interlocuteur qui sache de quoi ils parlaient !

aziz fazi Thu, 30 Mar 2006 14:45:51 +0200

Je suis absolument d'accord avec vous et je vous félicite d'ailleurs pour votre courage et volonté
moi aussi jai vécu une expérience un peu comme la votre mais avec la bonne volonté et le sens de communication jai pu tenir les choses en main c'est un métier qui reste certes difficil mais passionnant

Myriam BENISSAD Thu, 30 Mar 2006 22:01:17 +0200

36ANS
Plus de 10ans d'expérience en tant que RQ
Je suis une femme
J'ai eu un enfant durant cette période et cette maternité n'a jamais posé problème je me suis toujours levée de bon coeur pour y aller!
Les contraintes dans ce poste sont tellement nombreuses et démotivantes

Mais les "récompenses " tout aussi nombreuses je pense

AQ Fri, 31 Mar 2006 05:41:49 +0200 (CEST)


29 ans, 10 ans d'expérience en abattoir gros-bétail, je suis rentrée comme stagiaire et j'y suis restée (j'occupe le poste RQSE et j'effectue aussi les remplacements de la direction lors des congès). Ce qui m'a le plus plu au départ c'est le contact avec ces hommes même si cela n'est pas toujours "rose" (et oui je suis la seule femme, même pas une secretaire).
Je suis passionnée par mon travail, pour me motivée je pars régulièrement en formation et j'essaye d'évoluer personnellement (actuellement je prépare une VAE).
Il est vrai que la direction a toujours eu une grande confiance en moi, son sontien je le considère jamais assez important, de ce fait nous progressons mais moins rapidement.
Je rejoins complèment le témoignage d'Annie, polyvalence (je réalise aussi les remplacements sur les chaînes d'abattage, ce qui conforte mes relations avec les opérateurs).
Bon le téléphone sonne, un opérateur est en retard je vais le remplacé, j'espère vous avoir éclairé sur les fonctions de responsable qualité et vous montrez que tout est possible


qualiseb Thu, 30 Mar 2006 10:42:24 -0000

Enfin une situation idéal, d'autres expérience montre que souvent, la qualité amêne une organisation, les pertes de rendement sont en général très vite compensé, parfois, les producteurs éfrainés confonde vitesse et précipitation.

Exemple: une chaîne de découpe sur laquelle, en plus d'augmenter le niveau de précision des désosseurs, il a fallut augmenter le nombre de pareurs. CATASTROPHE, pour les rendements, plus de pareur à payer et des désosseurs plus lent.

Quelques temps après, le respponsable de la découpe constate que non seulement les rendements n'ont plus chûtés, mais qu'en plus il s'améliorent...se demandant comment cela était possible, vu les ENORMES contraintes...

La qualité apporte un sens de la rigeur.

10 ans après, avec quelques aménagements, cette chaîne continue à garder son niveau qualité, et continue à augmenter ses rendements.

La qualité est une affaire de patience, de long terme...TROP TARD, les industriels sont AUJOURD'HUI seul responsable des produits qu'il mettent sur le marché, et non plus droit à l'erreur.

En ce sens je comprend que les jeunes responsables qualités soient "impatients" lorsqu'ils prennent consciences de leur responsabilités.

Annie, ne pensez vous pas que sans appuis de la direction il vous aurait fallu autour de 8 ans pour faire ce que vous avez fait en 8 mois ?

seb_thumerel Thu, 30 Mar 2006 11:05:24 -0000

Conclusion sans appui de la direction, il est très difficile de faire avancer les choses !! Même avec de la bonne volonté !!
Après avoir lu les NOMBREUX échanges sur ce sujet TRES interessant Et ENRICHISSANT, je m'apercois tout de m^me que la majorité des responsable qualité sont jeunes (géneralement 26 à 30 ans). Y aurait il des anciens responsables qualité ayant au moins eu 10 à 15 ans d'expérience qui peuvent aujourd'hui apportés leur témoignage? et
surtout dans quel métier il se trouvent aujourd'hui..

Merci pour ces nombreux échanges et CHANGEONS de métier :o)

 

RESP QUALITE Fri, 31 Mar 2006 07:23:27 +0200

il s'agit bien de ce produit dont beaucoup ont arrêté la production car il était considéré comme "trop à risque".
Quand j'étais en stage au service vétérinaire, j'avais travaillé sur le sujet listeria monocytogenes dans les produits à base de viande et avait fait une petite étude (en concertation avec des industriels de ma région) sur la rentabilité de ce produit.
et il s'était avéré que si l'on voulait faire les choses dans les règles de l'art (analyses bactério,...) le produit ne rapportait plus rien à l'entreprise étant donné que c'est un produit qui n'est pas vendu cher !
mais chez nous, on en fait depuis 40 ans sans prendre aucune précaution ! Mon patron ne réalise pas les risques qu'il prend et pense que si il n'ya pas eu de problèmes pendant 40 ans (enfin d'aprés ce qu'on sait !), pourquoi y en aurait il maintenant !

 

Annie Pedrosa Fri, 31 Mar 2006 07:52:45 -0000

Petite précision, peut être avez vous vu deux messages quasi identiques relatant mon expérience, c'est juste que j'ai cru un moment que le premier n'était pas passé (je ne l'ai vu apparaitre que le lendemain de mon envoi) j'ai donc renvoyé un message mais je l'ai effacé par la suite. Pour éviter que vous pensiez que je suis sénile ou mégalo...

Coualan Nolwenn: Fri, 31 Mar 2006 08:42:40 +0200 (CEST)

je suis étudiante et je souhaite devenir responsable qualité : je commençais à désespérer.

 

RESP QUALITE Fri, 31 Mar 2006 10:02:30 +0200

pour vous rassure à mon tour (je suis la désespérée qui a lancé cette série de msg o:) ), j'ai plusieurs anciennes camarades de classes qui sont égalemnt RQ et pour qui ça se passe trés bien !
malgrés toutes les plaintes de RQ qu'on a pu lire ici ces derniers jours, je reste persuadée que ce métier peut être génial lorsqu'on tombe dans des bonnes entreprises et surtout lorsqu'on est soutenu par sa direction !

HBLMGFRANCE: Thu, 30 Mar 2006 08:22:46 +0200 (Paris, Madrid (heure d'été))

Cela devient irritant de lire "les SV ont dit que ....ont demandé exigés que
...
Le pack hygiène 2006 vous connaissez?

Les obligations des SV vous connaissez?

Nous sommes maintenant sur une base d'obligations de résultats et non de moyens

A vous de prouver que votre système fonctionne mais le choix du moyen reste le votre

 

RESP QUALITE Fri, 31 Mar 2006 19:55:55 +0200

alors pour ne point vous irriter, jj'aurai du dire les sv nous ont conseillé de o:) !

désolé pour ce lapsus

Jean Claude DAUDY Thu, 6 Apr 2006 07:18:50 +0200

Le 06/04/2006 - 07:04:55
Correspondance à : ,
Bonjour,
C'est bien d'avoir un avis different.
Thèse antithese....
Je ne vous souhaite pas un jour d'être patron. Vous auriez des surprises fort désagréables.
Au vu de vos propos, vous ne semblez pas avoir grande expérience des PME PMI voire des TPE.
... une PME aura toujours les moyens de se le payer et c'est pas la méthode HACCP qui va entraîner un trou dans le chiffre d'affaire ...
J'en vois renoncer tous les mois ! voire fermer leurs portes à cause des charges supplémentaires induites par HACCP et l'agrément.
... elle aura toujours les moyens quelque soit les charges sociales .......
No comment, vous n'avez aucune notion des charges d'une entreprise ni de marges, ni de ce qui est à payer AVANT de payer VOTRE salaire et VOS charges sociales et patronales, ni de ce qui est à payer APRES votre salaire.
... Les gros bénifices reviennent au compte de l'entrerprise : Vous parlez de qui là ? de quelques rares cas qui font la une des journaux ou de la très grande majorité des patrons ?
... mais à mon avis les patrons qui gagnent ce salaire sont rares; car j'en connais au moins 2 patrons qui gagnent 10 fois le salaire : Ce doit être ce que l'on appelle un échantillon représentatif en statistique n'est ce pas ?
Un responsable qualité ... il doit pas faire le bouche trou à mon avis ... Chez nous il y en a 6 (tous ingénieurs). Et je vous promets que tous ont un état d'esprit opposé, car pour eux être responsable qualité n'est pas un titre mais une mission.
Cordialement,
Jean Claude DAUDY

 

Lamia MEITE Thu, 6 Apr 2006 11:55:37 -0000

personnellement, je ne connais que très peu de Responsable Qualité qui ne font que s'occuper du SMQ de la société. Je n'ai vu cela que dans les gros groupe.
Mais dans les PME et PMI, le RQ a d'autres fonctions et parfois peu agir en "bouche trou" comme le dit M. KECHAD Ahmed.
Dans l'entreprise où je suis, Il m'arrive (par suppléance) d'avoir à faire de la vente, de m'occuper du service production, de la logistique mais sincèrement ce n'est pas pour me déplaire, au contraire je ne m'ennuie jamais et cela m'ouvre l'esprit sur les contraintes de chaque service et lors des audits internes, j'ai beaucoup plus de facilité pour rapidement cerner les points faibles à améliorer.
je pense que la fonction de RQ permet cette adaptabilité quand le RQ ne se limite pas à faire appliquer les référentiels.
Vous avez raison M. DAUDY "....des charges supplémentaires induites par HACCP et l'agrément" mais ne faut-il pas ça pour essayer au mieux de garantir la sécurité du consommateur?
Je pense qu'en matière de sécurité alimentaire il ne faut pas badiner, le minimum de nos jours, c'est le respect des textes réglementaires et l'HACCP.
Une personne qui veut se lancer dans la création d'une PMI doit donc prendre en compte cela.
Qu'en pensez-vous?

Cordialement,

Lamia MEITE

 

qualiseb Thu, 06 Apr 2006 12:50:20 -0000

Effectivement, un RQ polyvalent engendre le doute chez les puristes ( on ne peut pas être juge et parti...) d'un autre côté, quand cette polyvalence est bien maîtrisé par un RQ, cela ouvre beaucoup de
portes, que ce soit sur la connaissance du terrain, ou la relation avec le personnel.

J'ai le souvenir d'un RQ, tellement RQ, que lorsqu'il passait dans les ateliers, tous les employés pensaient qu'il s'agissait des SV....

Il faut bien reconnaître que le service qualité a une action transversale dans l'entreprise.

Un RQ polyvalent doit savoir tirer du bon ( en qualité ) de sa polyvalence.

Malheureusement, je pense que les temps change, et à aujourd'hui, la qualité doit être plus dur que jamais, je vois se profiler une accélération des exigences clients/consommateurs....

Jean Claude DAUDY Fri, 7 Apr 2006 07:30:42 +0200

>mais ne faut-il pas ça pour essayer au mieux de garantir la sécurité du consommateur?
>Je pense qu'en matière de sécurité alimentaire il ne faut pas badiner, le minimum de nos jours, c'est le respect des textes réglementaires et l'HACCP.
>Une personne qui veut se lancer dans la création d'une PMI doit donc prendre en compte cela.
>Qu'en pensez-vous?

Je pense tout à fait que la sécurité du consommateur passe avant toute autre considération.
C'est le message que nous essayons de faire passer chaque jour à nos clients.

Je pense également que le minimum c'est le respect des textes règlementaires.
Malheureusement la réalité économique de certaines TPE fait que ce minimum n'est pas atteint. Ce n'est pourtant pas par manque de volonté.

Cependant le cout de travaux de mise en conformité de certains locaux (ce n'est qu'un exemple) n'est pas proportionné à l'activité.
Doit on pour autant fermer ces commercants et leur enlever leur maigre revenu?

Quant à l'HACCP, (du codex, du 93/43 ou du 852/853) - dans certains cas - autant parler Chinois !

Jean Claude DAUDY Fri, 7 Apr 2006 07:37:29 +0200

Notre travail consiste à aider ces gens dans leur démarche qualité.
Parfois également à se sortir du "pétrin"
Excusez moi du jeu de mots.
Chaque cas est particulier. Je ne peux donc vous aider.
La police est là pour ca.
Et je ne pense pas qu'ils soient corrompus en classant des dossiers pouvant mettre la santé du consommateur en danger.
Sachez également que dans certains cas des tolérances sont admises.

HBLMGFRANCE Fri, 7 Apr 2006 08:05:34 +0200 (Paris, Madrid (heure d'été))

Le secteur des CHR est composé à plus de 90% d'entreprises de - de 10 salariés (source UMIH)

Il est clair que si on aborde les principes HACCP de manière pure et dure on va à l'échec (ex:constitution de l'équipe alors qu'il n'y a généralement que 2 ou 3 personnes en cuisine et 1 ou 2 en salle)

Nous mettons en avant dans nos programmes de formation les bonnes pratiques essentielles (contrôle à réception , gestion des CF+ et -, etc.)

Concernant certaines structures , le pb n'est il pas que les autorisations d exploiter aient été données par les services compétents?

 

kabaral Thu, 6 Apr 2006 22:53:33 -0700 (PDT)

Nous avons aussi pas mal de cas semblables au Portugal. Toutefois, les choses sont aujoud'hui beaucoup plus dificilles pour les magouilleurs qu' il y a 10 ou même 5 ans.

Je suis aujoud'hui certain (j'ai des preuves!) que les entrepreneurs qui suivent la Loi sont plus inspectés que les autres!

Finalement je peux vous garantir que dans les mois qui precedent les elections les inspections sont rares!!

La politique, toujours la politique!

loic rivoiras Mon, 15 May 2006 16:34:43 +0200

j'ai 23 ans, je suis sorti de l'école avec mon bac +3 (DUT "Génie Bio option IAB" puis licence pro "Contrôle Agroalimentaire et Biotechnologies") en juillet 2005 et je suis en recherche d'emploi à l'heure actuelle. je ne recherche pas en particulier un poste de responsable qualité (mais plutôt technicien de la qualité)on retrouve dans la promo un peut plus de 8 mois après la fin des stages, entres autres, un pompiste et une caissière en grande distribution et d'autres qui font CDD sur CDD dans l'entreprise où ils ont fait leur stage, en attendant d'aller pointer à l'ANPE. (sans oublier une partie qui continuent leurs études et quelques chanceux qui ont un "vrai" travail (c'est ironique) )

A des entretiens d'embauche, on m'a dit à plusieurs reprises que pour une annonce (type APECITA ou ANPE) l'entreprise recevait une 50aine de CV pour un poste du genre technicien qualité ou technicien de labo.

A mon avis, il existe actuellement tellement de formations différentes qui ont pour but de former des "qualiticiens" (RAQ, ingénieurs de tous poils*, techniciens, contrôleurs et autres) que sa ne peut pas se finir par autre chose qu'une pagaille générale, car on finit par enseigner tout et n'importe quoi....

j'espère que mon témoignage réponds en partie à vos interrogations,au plaisir d'en lire d'autres, et merci à tous pour la somme d'informations qui passent par la liste !


* : avec mon bac+3, ai-je le "droit" de m'appeler "ingénieur d'étude" dans le secteur privé ou cela est juste réservé à la fonction publique ?avec +2 on est technicien supérieur, avec +4 ingénieur maître mais avec +3 ??? licencié professionnel ?? pas terrible comme nom...

Loic R.

http://perso.wanadoo.fr/loic.rivoiras/

 

Jessica MAGNIER Mon, 15 May 2006 14:38:19 -0000


en réponse à votre message, je suis presque fraichement sortie d'un IUP Biotracabilité, je suis actuellement en stage dans une PME de 20 personnes et je serai embauchée à la suite de mon stage comme Responsable Qualité. En effet, la démarche qualité au sein de cette entreprise a débuté en 2005 avec l'obligation de mise en place de la démarche HACCP. Je pense que les postes de RQ se situe maintenant dans les petites entreprise qui comme la mienne débute dans ce domaine. Mais pkoi pas aussi dans les grosses boîtes où de toutes façon? les demandes de la part des clients est de plus en plus grande et donc dans ce cadre là, il s'agit à mon avis de poste d'adjoint ou d'assistant.
En règle générale dans ma formaion seuls les étudiants dans la qualité bénéficie d'opportunités après le stage...

Isabelle SEULIN Mon, 15 May 2006 16:38:10 +0200

D'après mon expérience personnelle je pense qu'il n'y a que très peu de postes à pourvoir en IAA en tant que Responsable Qualité. Je suis sortie de l'école en septembre 2004 et je suis toujours à la recherche d'un poste...
Il y a quelques annonces d'emploi qui proposent des CDD souvent pour des remplacements congé maternité. De plus il semble que nous soyons trop nombreux à postuler sur ce type de poste (environ 300 réponses pour une offre d'après les recruteurs).
A votre place, je n'encouragerais pas les jeunes à s'orienter vers ce type de poste, à la limite vers des postes de techniciens en labo... A voir.

Christophe TERRIER Tue, 16 May 2006 06:14:19 -0000

A vous lire les uns et les autres, je vous trouve un petit peut exigents.

En effet, avant d'avoir un poste de RAQ au debut des années 90, j'ai été obligé de prendre des petites missions commes du gardiennage ou de la manutention.

Le temps de la carrière tracée à la sortie de l'école est révolu.

Pour donner envie à un DRH de vous embaucher, il vaut mieu avoir fait des travaux "alimentaire" à la sortie des écoles plutôt que d'être attentisites.

Je sais que ce n'est pas facile, mais il faut démontrer sa volonté et sa capacité d'adaptation.

Bon courage à ceux qui n'ont pas encor trouver.

 

Duez Christine Tue, 16 May 2006 06:28:52 -0000

Je suis de formation IUP (BAc+4), et en poste tout de suite après avoir été diplômée. Mais j'ai été "embauchée" suite à mon stage, en CNE.
Je pense aussi qu'il y a de la place à se faire dans les petites entreprises, mais il faut être modeste, et accepter de ne pas faire que de la qualité.
Je pense de la même façon que c'est un "métier" qui a fleuri, bien qu'il existe depuis de nombreuses années, mais trop d'amalgames sont faits...prudence dans le choix de la formation, sachant qu'une formation en qualité exclusivement derme des portes (je sais que dans mon entreprises, sans les autres compétences que j'avais, je ne serais pas restée)et une formation trop généraliste est parfois trouble, en terme de "qualité"...
En terme de débouchés, il faut aussi penser aux débouchés transverses...les fournisseurs de l'agroalimentaire.

Espérant répondre un tout petit peu à votre demande.

Laetitia GALLARDO Tue, 16 May 2006 06:31:01 +0000 (GMT)

Actuellement dans une entreprise d'environ 250 personnes j'ai également été embauché à la sortie de mon stage, pour un CDD de 1an dans le cadre de la mise en place de l'IFS. J'ai un bac+5 en Assurance Q, Contrôle Q et méthodes de Validation. et d'ici novembre prochain je serais à la recherche d'un nouveau poste. Je pense me tourner il est vrai vers les PME où il me semble y avoir de plus grandes oportunités d'embauche en tant que RQ. Les embauches à la suite de notre stage ont été assez fréquentes et ont été essentiellement des CDD. (6 mois, 1 an ou 2an) plus rarement des CDI

Je pense qu'avec l'établissement des normes IFS, BRC et ISO 22 000, la Qualité reste pour l'instant un secteur où les opportunités d'embauche sont réelles.

RESP QUALITE Tue, 16 May 2006 09:03:04 +0200

en ce qui me concenre, j'ai fait une licence pro "animateur qualité" en alternance en 2003/2004 dans une charcuterie.
j'ai été embauchée en CDI en octobre 2004 à la suite de cela.
J'ai décidé de chercher du travail ailleurs mi mars dernier et j'ai signé hier mon contrat dans une boulangerie industrielle au luxembourg. Je commence le 1er juin.
C a donc été plutot vite pour moi.
Je pense que les débouchés dépendent des régions. en effet, dans certaines régions comme la bretagne par exemple, il doit y avoir beaucoup de candidature pour les postes de RQ car il y a beaucoup de formation qualité et IAA dans ces région (école d'ingénieur,...)
Par contre dans des régions comme la mienne (Lorraine), la concurrence est moins rude (peu de formation+région pas trés attractive : les gens n'ont en générale pas trop envie de venir se perdre chez nous !)

Sinon, comme l'on déjà dit d'autres colistiers, je pense qu'il va y avoir de quoi faire dans les PME mais il ne faut effectivement pas se buter à n'y faire que de la qualité car ces entreprises n'ont pas le budjet nécessaire à consacrer à un tel poste à temps plein.
ou éventuellemnt faire 2 mi temps dans 2 entreprises différentes

 

matallard Tue, 16 May 2006 07:12:17 -0000

Je suis en parait accord avec le message de Christophe.
Sorti d'un DESS Qualité en septembre 2004, je n'ai pas trouvé de poste de RAQ en IAA, ce qui est mon objectif.

Et alors? J'ai trouvé d'autres postes, en CDD pour commencer, puis en CDI, et j'en suis à mon 3° emploi en bientot 2 ans... Ces emplois, tous en rapport avec la qualité en IAA (chargé de missions, et maintenant auditeur) m'ont permis chacun à leur façon d'approfondir mes connaissances, de "prendre un peu de bouteille" comme on dit... Et il faut bien commencer quelque part...

Effectivement, le marché de l'emploi en ce qui concerne les postes de RAQ en IAA est saturé, mais je pense qu'il ne faut pas rester buté sur un objectif professionnel... On ne peut pas en sortant de l'école rivaliser sur un tel poste avec quelqu'un qui a déjà de l'expérience...

Je souhaite bon courage à tous ceux qui sont en recherche d'emploi, et ne baissez pas les bras !!!

aurelie georges Thu, 18 May 2006 17:45:29 +0200 (CEST)

j aurais besoin de savoir combien peut espérer une jeune diplomée en qualité en agroalimentaire.
je suis diplômée de l'université de grenoble en master deuxieme année contrôle qualité, assurance qualité et méthodes de validations option analyse alimentaire
mon maitre de stage voulant m'embaucher en suisse j aurais besoin d'avoir un ordre d'idée.
je vous remercie d'avance pour vos réponses.

RESP QUALITE Fri, 19 May 2006 18:16:45 +0200

Je souhaiterais rebondir sur mon précédent message :
Ayant donné ma démission ce mardi, mon patron a passé une annonce sur le site de l'anpe pour me remplacer.
cette annonce a été déposée mardi en fin d'aprem et dés mercredi matin nous avons reçu pas mal de candidatures.
Aujourd'hui nous en sommes à une vingtaine.
ce qui me surprend beaucoup c'est que les gens qui postulent viennent de toute la france (certains habitent à plus de 800 km de chez nous !) et sont parfois "trés" diplomés (école d'ingénieur, double DESS,...) alors que nous sommes une petite entreprise (26 personnes) et qu'en plus le salaire proposé dans l'annonce est le SMIC (à négocier).
Je pense donc que pour être prés à déménager aussi loin pour un salaire si bas, ces personnes doivent vraiment avoir besoin d'un emploi et donc qu'il s'agit quand même bien d'un secteur bouché!
J'attends l'avis d'autres colistier sur la question

 

kabaral Sat, 20 May 2006 00:08:01 -0700 (PDT)

Le salaire será toujours fontion de la productivité Productivité differente salaire different! C' est la vie! Je sais que c'est pas facille pour beaucoup d' Europens
mas élas c' est effectivement la vie!!

Les organizations très rarement laissent partir un bom employé!!!

karen jouhanneau Tue, 23 May 2006 14:23:48 +0200 (CEST)

... sachant qu'un responsable qualité n'est pas productif !!!

aziz fazi Tue, 23 May 2006 12:31:52 +0200

siiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !!!sans Resp qualité il n'y aura pas de production ni de productivité

 

Bertrand CARLIERTue, 23 May 2006 16:16:16 +0200

".. sachant qu'un responsable qualité n'est pas productif !!!"

un responsable qualité devrait produire des data qui alimentent la data-base et de l'entreprise et de la branche et de l'administration et des services de recherche

Ceci aurait du et devra représenter une valeur de plus en plus indispensable pour la survie des entreprises et des filières qui alimentent et en dépendent..

 

Constant Depièreux Tue, 23 May 2006 16:31:45 +0200

Dans l'esprit de la plupart de nos collègues la notion de productif/ improductif est liée a l'addition directe de valeur au produit A ce titre, le responsable qualité et ses acolytes sont des improductifs

En fait dans la plupart des industries, la traçeabilité et l'évaluation qualitative du produit est un critère essentiel indispensable à la commercialisation de ce dernier, donc participant
comme le produit vrac, son emballage, ... à la valeur de ce dernier Ils devraient donc logiquement rentrer eux-aussi dans la catégorie des productifs, par opposition aux ressources humaines, aux financiers, ... Mais cela est un débat et une révolution culturelle encore à venir

Hugues JOURDAN Tue, 23 May 2006 18:11:12 +0200 (CEST)

Pour être taquin, je rappelle qu'un RAQ coute de l'argent mais évite qu'on en perdent beaucoup plus

qualiseb Tue, 23 May 2006 19:51:07 -0000

Et oui, tout est là, évaluation des coûts de non qualité ( je ne parle même pas de la santé des consommateurs, à mon avis inestimable, excepté pour les assureurs..)

 

Hubert BAZIN Tue, 23 May 2006 19:51:36 +0200


j'étais hier dans les (superbes) salons de la préfecture de Région Rhône-Alpes, pour la remise des trophées du mouvement Qualité Rhône-Alpes Depuis cette année, le prix s'appelle "Trophée Qualité Performances Rhône Alpes" La notion de performance est là pour souligner le fait que les entreprises "qualité" sont aussi des entreprises qui gagnent de l'argent, et beaucoup Un des patrons nous a même dit que depuis qu'il s'intéressait à l'environnement, il ne dépensait plus d'argent pour retraiter ses déchets : il les valorise et les revend!

Une démarche qualité n'est rien d'autre qu'une démarche de management de la boîte Identifier les besoins de ses clients, identifier les attentes critiques, valider les plans de contrôle, challenger les fournisseurs : c'est de la production! De la production de savoir pour l'entreprise, de la production d'éléments d'information utiles et validés qui permettent ensuite de prendre de bonnes décisions Pas pour la "qualité", pour l'entreprise Chez certains lauréats des prix qualité, il y a même des boîtes où il n'y a pas de responsable qualité Les fopnctions du RAQ sont dévolues au DG.

Un RQ est un invividu hautement productif

Claude MARHUENDA Tue, 23 May 2006 22:13:18 +0200

BIEN VU!!!

Combien ça coûte n'est pas la bonne question

COMBIEN CA RAPORTE EST LA BONNE QUESTION!

 

hind bensais Wed, 24 May 2006 10:32:46 +0200 (CEST)

Pour répondre concrétement à la question, je dirais qu'un salaire de 1500 à 1800 euros net / mois, en France, et un salaire correct pour un RAQ débutant

Hugues JOURDAN Wed, 24 May 2006 10:51:46 +0200 (CEST)

Ca change pas des masses au cours du temps
En 1996 je touchais 160 KF..

 

RESP QUALITE Wed, 24 May 2006 11:05:43 +0200

a mes débuts, j'ai été embauché pour 1150 € net par mois pour 35h sur 12 mois
j'avais postule pour un poste en GMS on me proposait 1150 €pour 39h sur 13 mois
j'ai une copine en GMS qui a 1250 €pour 39h sur 13 mois
et une autre en hopital qui a 1300 € pour 35h sur 13 mois
voilà pour un petit aperçu de la situation

 

cindy murcier Wed, 24 May 2006 12:08:21 +0200

Idem RAQ depuis 4 ans eu début le salaire est avoisinant des 1200!!

 

Estelle PAVY Thu, 25 May 2006 06:51:58 +0000 (GMT)

Personnellement, j'ai débuté (et j'en suis toujours là car j'ai commencé en janvier 2005) à 1500 EUR net par mois sur 12 mois pour 35h + 4h supplémentaires par semaine Je n'ai pas de RTT, ni de récup', ni rien de ce genre.. uniquemement les 5 semaines de congés légales (je travaille dans un petit atelier de découpe de viande : nous sommes 23).
Dans la mesure où je suis ingénieur, je pense que 1500 EUR net par mois, c'est le minimum Qu'en pensez-vous ? Je suis curieuse de connaître les salaires de mes collègues RQ..

jourdan.hugues Thu, 25 May 2006 15:04:57 +0200

C'est vraiment le mini mini Si en plus la RTT est non comprise..

Voir aussi si vous avez le statut de cadre

Les HS devraient venir en sus car le contrat de travail porte sur les 35 heures, bien que pour un RAQ cadre, c'est un doux rève

bruno.monchatre Thu, 25 May 2006 18:11:12 +0200

Quand (l'éduc nat. université etc. ... arrivant après la bataille) la France forme par an 500 cadres qualiticien en agro-alimentaire et qu'il y a 300 postes disponibles (c'était des chiffres APEC 2004 : mes recherches d'emploi depuis laisse supposer que cela ne s'améliore pas ), le salaire minimum devient vite le SMIC, et de nombreuses personnes doivent s'expatrier dans d'autres fonctions pour manger ... et dire que de nouvelles formations se créent chaque année

Pascale.HERROU Fri, 26 May 2006 08:53:04 +0200

Je confirme la dévaluation du salaire des Responsables Qualité J'ai personnellement 5 ans d'expérience en tant que Responsable Qualité et Développement J'ai débuté en 1999 à 7500 francs nets par mois pour arriver maintenant à 1400 euros nets J'ai été pendant deux ans au chômage avec pour seules propositions des postes d'assitante et même de RQ payés au SMIC Pour chaque annonce, on me disait que j'étais en conccurrence avec 100 à 200 personnes J'étais donc heureuse de me trouver dans les 5 derniers même si cela ne me donnait pas de travail Je vois effectivement de nouvelles formations en qualité ouvrir dans la région sans que personne ne s'alarme Je viens de procéder au recrutement d'une assitante à mi-temps payé à 8,50 euros de l'heure : j'ai reçu près de 100 candidatures de toute la france de personnes ayant au minimum une licence et une
expérience en certification
Sur ma promotion (sortie en 1998), la plupart ont bifurqué vers la logistique, la production ou l'informatique .
Prenez ceci comme un simple témoignage Je pense que l'essentiel est d'aimer son travail

Constant Depièreux Fri, 26 May 2006 09:23:40 +0200

Toutes les contributions sur ce sujet mettent à mon avis l'accent sur l'ineptie d'une formation hyper-spécialisée qui n'a de valeur ajoutée maximale que pour les premiers acteurs arrivant sur le marché Après un certain temps, le marché devient un marché de remplacement d'autant moins intéressant que les titulaires sont jeunes et perçus par l'entreprise à la fois comme une ressource spécialisée à maintenir en place (l'acteur spécialisé est indispensable là ou il est) et comme une ressource spécialisée inadaptée ailleurs (il n'a
pas la capacité d'intervenir dans d'autres fonctions, donc il reste en place, car son départ coûte inutilement cher).

En outre tôt ou tard, l'acteur spécialisé perd sa spécificité car sa spécialité est progressivement passée dans l'expertise commune (tout le monde suit maintenant des cours sur la qualité, sur la statistique.. peut être moins poussés mais cela est compensé par d'autres atouts) et voit sa fonction attribuée à d'autres profils de formation plus génériques

Pas gai tout cela, mais il est bien connu qu'un titre mène à tout à condition de ne s'en servir que rarement et de tout faire pour augmenter sa flexibilité par des formations supplémentaires et diversifiées

Estelle PAVY Mon, 29 May 2006 08:01:35 +0000 (GMT)


Pour revenir sur ces aspects de salaire / statut, il me semble que, bien qu'ingénieur, je ne suis pas cadre Quelles en sont les conséquences ?

salvinis Mon, 29 May 2006 06:37:47 -0000

Je suis actuellement embauchée en gms avec un salaire de 1200 euros nets / mois pour 39h, sur 13 mois (à partir de la seconde année)...
Je ne suis pas satisfaite de ce salaire, c'est pourquoi je fais des recherches dans d'autres entreprises.. d'autant plus qu'en parlant avec nombre de recruteurs ceux-ci m'ont fait comprendre que mon salaire actuel ne devait effectivement pas me convenir..

En effet, rq est un métier avec beaucoup de responsabilités.. il y a d'abord le statut hiérarchique dans l'entreprise mais surtout, c'est le rq qui est responsable de l'haccp, de la qualité et sécurité des produits, du respect de la réglementation, du respect du client et de sa sécurité.. etc.. beaucoup de responsabilités qui doivent obtenir une paie en conséquence

je connais des rq en gms payés 1500 euros nets.. ce pouvant aller jusqu'à 2000 euros nets..
De toute manière, tous les drh m'ont dit : salaire minimum : 28000 euros/ an ... rq en gms, en indutrie, c'est la fonction qui compte..


fred b Mon, 29 May 2006 11:54:00 +0200 (CEST)

Tous les mails sur les salaires me font deprimer, voir peur

Avec 8 ans d'experience, mon salaire est sensiblement plus eleve que tout ce que j'ai vu passe: j'ai demarre au plus bas de l echelle en salaire et coefficient, mais j'ai semble t il desormais un salaire tres honorable lorsque je vois passer les mail
Suis je le seul dois je m'accrocher a ma place ou me faire du soucis pour l'avenir quand on sait que l'on ne fait pas carriere dans une seule entreprise (j 'en suis à 2).

Pour moi un poste de responsable qualite se valorise par l'experience: si tout etait ecrit dans un livre le poste ne serait pas justifie: il suffirait d'ouvrir un livre et d'appliquer betement ce qui est ecrit
donc meme avec l experience les salaires ne decollent pas? sans devoiler les plans de carrieres, qq experience et fourchette de salaire de resp hyg qual experimente seraient les bienvenus..

salvinis Thu, 01 Jun 2006 13:35:14 -0000


Je voudrais répondre au message ci-dessous, que j'ai attentivement lu et qui dit que l'essentiel est d'aimer son travail..
Perso, j'aime mon travail mais cela ne suffit pas.. Ce n'est le fait que j'aime mon travail qui suffit à me donner l'argent nécessaire pour bâtir ma maison, pour bâtir mes projets personnels, pour bâtir ma
vie.. Aujourd'hui, dans la majorité des cas, 2 salaires sont nécessaires pour vivre bien.. Aujourd'hui, même si j'aime mon travail en lui-même, cela ne suffit pas pour que je reste et donc ne cherche pas ailleurs.. j'ai besoin d'un salaire plus important pour bien vivre et ne me contenterai pas de ce que j'ai.. non, l'essentiel n'est pas d'aimer son travail, l'essentiel aujourd'hui est aussi de gagner un salaire décent, surtout en rapport avec la travail fournit et les connaissances qu'il met en oeuvre..


--- Dans hygiene@yahoogroupes.fr, Constant Depièreux
<constant.depiereux@a...> a écrit
>
> Paru ce jour dans le journal 'Le Soir', un cahier spécial sur les
> rapports Enfants/Parents/Profs d'autant plus intéressant que ce
> journal étant en grève, l'édition électronique est gratuite et
> disponible à l'adresse http://www.lesoir.be/pdf/pdf/



LUNDI 12 JUIN 2006


PUBLICIBLOG 10/06/06 Emploi spécialisé en ISO et en Qualité, Hygiène,
Sécurité et Environnement
http://www.publiciblog.com/blog/index.php/2006/06/10/672-emploi_specialise_iso_qualite_hygiene_securite_environnement



gcharlotte26 Fri, 16 Jun 2006 10:01:46 -0000

je suis étudiante en master production en première année (bac +4), je suis actuellement en stage et je risque d' etre embauchée.
je voulais savoir s' il m'embauche avec un bac+4, est ce que le salaire, les responsabilités seront différent que si j'ai un bac +5?
je ne sais pas si je veux continuer mes études, je me dit que si apres un bac+4, j ai un travail et que si je continu et que jai rien, autant accepter?
je pourrai faire une validation des acquis professionnels, est ce possible, avez vous des renseignements?

merci d'avance pour vos réponses et bonne continuation

 

Robin Pontier Fri, 16 Jun 2006 15:01:00 +0200

Les différences bac +4 / bac+5 sont spécifiques selon les entreprises auprès desquelles tu souhaites travailler car les conventions collectives (pour celles qui en ont, évidemment) montrent de grandes disparités dans ce domaine. Dans une très grande entreprise, les différences sont notables, dans une PME/TPE ce n'est n'est pas le cas, et souvent le parcours formatif est même dévalorisé.

Sur les questions que tu poses, il n'y a que toi qui puisse le savoir.
Ces questions je me les suis posées comme toi aussi après un stage en bac+4 s'étant concrétisé avec des propositions (très) intéressantes.

Aujourd'hui, avec un bac+5 en poche, j'ai conforté et confirmé mes choix antérieurs.

"Qui va doucement, va loin"

Concernant les VAE, attention il y a du monde à la porte mais c'est un choix qui t'appartient aussi... renseigne toi auprès de ton organisme de formation.

Bon courage

Robin Pontier

fred b Fri, 16 Jun 2006 15:06:18 +0200 (CEST)

un avis qui reste un avis personnel:
compte tenu du marche du travail ce qui est important a valoriser au dela d'un minimum d'etudes c'est l'experience.
si l'on vous propose un contrat de 1 an reflechissez bien: 1 an d'experience professionnelle contre 1 an d'etudes supplementaires qui risquent de vous specialiser encore d'avantage dans un domaine, donc eventuellement restreindre vos champs d'actions cela se discute.
meme si votre contrat se termine dans un an vous aurez 1 an d'experience de plus par rapport aux personnes qui sortent de l ecole, et je pense qu'en production plus qu'ailleurs l'experience est primordiale

il ne faut pas oublier que lorsque l'on fait des etudes c'est dans l'objectif de travailler: lorsqu'un poste se presente, et qu'il vous interesse et permet de progresser (il est clair que si cela n'a pas de valeurs ajoutées cela ne vaut pas la peine) il vaut mieux ne pas le laisser passer. Concernant le salaire ce sera a vous de faire valoir vos competences une fois sur le marche du travail et que vous aurez montre ce dont vous etes capables. bien souvent le premier poste permet d'avoir l'experience mais pas necessairement le salaire, mais le second permet de negocier d'avantage.

 

Blandine Mirabaud Mon, 19 Jun 2006 18:09:49 +0200

je suis responsable qualité depuis 2 ans et j'ai un diplome d'ingenieur agroalimentaire.
Le contexte actuel ne semble pas facile au niveau des postes en industrie.
Sur ma promo, + de 15% sont chefs de rayon en grande surface et ce n'est vraiment pas ce qui les tentaient mais après un an de chomage il faut bien se décider à prendre quelque chose...

Personnellement, je pense que l'expérience vaut plus que le diplome. puis après il y a le dynamisme, l'enthousiasme...

Pour ma part, j'ai postulé à une annonce sur l'APECITA. une PME qui cherchait un responsable qualité, un BTS pour mettre en place l'ensemble du système qualité, la traçabilité, l'HACCP avec la chance d'arrivée dans une usine flambant neuve.
Pourquoi une demande de BTS? parce que la société avait un petit budget.

Mais le poste, les responsabilités correspondaient tout à fait à ce que je souhaitais et correspondaient plus à un niveau d'ingénieur.
Ce poste, c'était tout que je souhaitais réaliser, avec l'avantage d'être en PME et de faire du marketing, la validation des packaging...

Aujourd'hui après deux ans d'ancienneté, mon travail a été largement récompensé au niveau de mon salaire.

commencer à un salaire bas (et dans mon cas largement inférieur à un salaire d'ingenieur) ne m'a pas pénalisé.

Il faut privilégier l'intérêt du poste au salaire car il sera plus facile de se revendre après.

quant à un poste en PME, le responsable qualité se le crée et peut le faire évoluer dans la direction qui le souhaite, si des activités annexes nous semblent intéressantes, on peut en prendre la responsablité et apprendre toujours plus. Una validation des acquis ne semblent pas obligatoire pour avancer.

En espérant vous avoir éclairer,

Blandine MIRABAUD
Responsable Qualité

 

Hélène44: Fri, 23 Jun 2006 09:37:11 -0000

J'ajouterai que de plus, si votre emploi ne durait qu'une année, et bien vous pouvez toujours faire votre 5ème année plus tard!!!
C'est ce que j'ai fait, à bac + 4 j'ai trouvé un poste de responsable qualité dans le nettoyage industriel, je l'ai pris et au bout d'un an j'ai souhaité me retourner vers l'industrie agroalimentaire, j'ai alors trouvé une formation en apprentissage qui m'a permis de valider un bac + 5, de garder un pied dans le milieu professionnel, et de me faire un an d'expérience en plus en agro!
Donc en sortant de DESS ça me faisait 2 ans d'expérience professionnelle!
Au vu du marché du travail, je pense que toute occasion est bonne à prendre...
De ma promotion de DESS que j'ai quitté il y a 2 ans, certains cherchent encore un poste en cdi... malgrè une mobilité...

A vous de voir

 

jessmagnier Tue, 27 Jun 2006 10:59:35 -0000

Je suis stagiaire depuis 5 mois dans une entreprise et à la suite je suis embauchée en tant que Responsable Qualité. Déjà des remarques circulent (pas directement à moi bien sur) comme quoi je suis là que pour faire la police, critiquer en permanance...etc... vous avez surement du entendre le meme type de remarques et j'aimerai savoir comment faire. Je suis en effet, il me semble, à leur écoute; et en plus de ca, je ne suis pas en Permanence en train de les critiquer, bien au contraire j'essaie d'être la plus aimable possible lorsque j'ai qq chose à dire. Bientot j'organise une réunion sur les règles d'hygiène et j'en profiterais bien pour glisser un message. Mais comment m'y prendre?
si vous avez des conseils à me donner je les prend avec grand plaisir.

Gilles TIXIER Tue, 27 Jun 2006 13:38:37 +0200

Plusieurs réponse à ce situation difficile ... et fréquente, dans les archives de la liste, suite à une question d¹Amélie HITZ le 22 Février 2005
http://www.liste-hygiene.org/arcformpedagogie.html

Un préalable : clarifier votre rôle auprès de la direction et vos relations officielles avec l¹encadrement de production (s¹il y en a) et les employés.

fred b Tue, 27 Jun 2006 13:59:54 +0200 (CEST)

1er point positif: il y a des embauches suite aux stages long: preuve que les entreprises ne sont pas "que" des "exploiteurs" de stagiaires.....

2eme point positif: il y a des embauches !!! ce qui peut rassurer certains sur le fait que le secteur n'est pas encore complement bouché

A part cela je vous rassure (enfin si l'on peut dire!!!) : ce dont vous parlez la sera votre quotidien tres souvent: c'est parfois dur à gerer mais malheureusement c'est la fonction qui veut cela et c'est pour cela qu'un responsable qualite doit etre rigoureux et tenace et avoir un bon relationnel
Qq conseils: ne vous demontez pas: les competences sont là pour se completer: les gens de production ont leur experience et vous avez vos connaissances. Vous aurez droit aux remarques: "vous n'avez qu'à le faire...." dans ce cas je reponds aux producteurs que s'ils pensent que n'importe qui est en mesure de faire leur travail c'est qu'ils ont une bien